18e session de la CMAE : les défis et les opportunités en matière d’environnement en Afrique au menu de la rencontre

‘’Assurer le bien-être des populations et garantir un environnement durable en Afrique – CMAE 18.2’’. C’est le thème de la 18e session de la Conférence ministérielle africaine sur l’Environnement (CMAE) qui se tient en deux étapes. La première s’est tenue, virtuellement, du 13 au 16 septembre 2022, en raison de la situation sanitaire due à la pandémie de Covid-19. La seconde se tiendra, en présentiel, au Sénégal.

Cette dix-huitième session, selon un communiqué de presse de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE), se concentrera sur la nécessité d’une relance axée sur les populations, en mettant l’accent sur le bien-être de celles-ci par le biais de mesures respectueuses de l’environnement qui créent des emplois et améliorent les moyens de subsistance. « La reprise de la 18e session passera en revue les défis et les opportunités en matière d’environnement en Afrique dans l’ère post-Covid-19 et examinera d’autres questions liées au développement durable sur le continent », peut-on lire dans le Communiqué.

Lors de cette rencontre de haut niveau, les ministres discuteront de la manière de rendre la CMAE, le principal forum ministériel environnemental de la région, plus forte et plus efficace, alors que le continent continue de faire face à d’énormes défis environnementaux, notamment le changement climatique ; la perte de biodiversité et la pollution. « Les ministres auront également l’occasion de fournir des orientations politiques pour une participation efficace de la région Afrique aux principaux événements environnementaux mondiaux à venir, notamment la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), qui se tiendra du 6 au 18 novembre 2022 à Sharm el Sheikh, en Égypte, et la Conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15), qui se tiendra à Montréal, au Canada, du 5 au 17 décembre 2022 », précisé le communiqué.

En outre, la session de la CMAE sera l’occasion pour les délégués de prendre connaissance des résultats de la reprise de la cinquième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA-5.2), de l’état d’avancement de la mise en œuvre des résolutions adoptées lors de cette session, notamment l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques, en mettant l’accent sur l’organisation de la participation de l’Afrique au comité de négociation intergouvernemental, ainsi que sur les questions clés pour le continent en matière de pollution par les plastiques.

« La session sera également l’occasion pour les pays de réfléchir aux résultats de la quinzième session de la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP15), qui s’est tenue à Abidjan au mois de mai de cette année, et de convenir d’une marche à suivre, notamment en ce qui concerne l’appel lancé par les États membres lors de la COP15 en faveur de l’élaboration d’un instrument sur la dégradation des terres et la nécessité d’un groupe de pays qui représenterait l’Afrique pour ces négociations », conclue le document.

Ousmane BALLO / Afrikinfos-Mali