8 mars : la FEMAPH célèbre les femmes handicapées

Dans le cadre des activités du 8 mars (Journée Internationale de la Femme), l’Union malienne des associations et comités de Femmes Handicapées (UMAFH) a organisé, le mardi 9 mars, une journée de plaidoyer et de sensibilisation sur le thème : «Leadership Féminin pour plus d’égalité pour tous au Mali dans un contexte de COVID19». C’était au siège de la FEMAPH.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Mme le ministre de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Bintou Founé SAMAKE ; en présence de la représentante du ministère de la Santé et du développement social ; de la présidente de la FEMAPH, Mme Djikiné Hatouma GAKOU, non moins présidente de l’UMAFH; de Mme Haidara Mansour Djénéba DIARRA marraine ; et de Mme Maiga Sina DAMBA, Championne d’égalité de Chance de la FEMAPH.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de la FEMAPH, Djikiné Hatouma GAKOU, a indiqué que les femmes vivant avec  un handicap sont toujours ravies de fêter chaque année cette journée du 8 mars aux côtés des autorités du pays.

La présidente de la FEMAPH, a salué la ministre Bintou Founé, Championne d’égalité de Chance de la FEMAPH, pour sa présence à cette cérémonie. «Votre présence à nos côtés à cette occasion est le signe du grand intérêt que vous portez à la cause de la femme en général et de la femme vivant avec un handicap en particulier », a-t-elle souligné.

Elle a affirmé que  le thème de cette année, à savoir ‘’Leadership Féminin pour plus d’Egalité pour tous au Mali dans un contexte de COVID19’’ est axé sur une problématique qui donne l’occasion de parler des acquis, de sensibiliser et de faire des plaidoyers pour les droits de la femme.

Toujours selon la présidente de la FEMAPH, il s’agit aussi de lutte contre toutes les formes de violences que subissent les femmes, de relever les défis afin que la Femme ait toute la place qu’elle mérite au sein de la société en tant que pilier de l’humanité.

Au Mali, a-t-elle fait savoir, le leadership féminin est très développé, et cela grâce au combat des femmes soutenu par une volonté politique. Elle s’est réjouie de constater que des textes ont été ratifiés et votés par le Mali pour la défense des droits des femmes, notamment la loi 2015-052 du 18 décembre 2015.

Mme Djikiné Elle a insisté sur le fait que les femmes doivent être impliquées dans le devenir du pays. Elle a soutenu qu’aucune société ne peut se développer sans les femmes.

La présidente a également rappelé que notre pays a traversé des moments très difficiles en 2020 à cause de la crise sociopolitique et aussi de la pandémie de COVID-19. Elle a apprécié que les femmes du Mali, y compris celles vivants avec un handicap, se sont engagées pour la résolution de la crise.

Aujourd’hui, dit-elle, nous sommes dans une transition que nous avons l’obligation de réussir pour qu’enfin il y ait des reformes pour un Mali nouveau.

Les personnes vivant avec un handicap par leur engagement pour la cause du Mali sont, selon la présidente de la FEMAPH, représenté au Conseil national de transition. Elle a salué les autorités du pays pour cette marque de confiance à l’égard de militants de la FEMAPH.

«La paix est possible dans notre pays tant qu’il y aura des femmes qui joueront leurs rôles dans la médiation et dans la prise de décisions à tous les niveaux», a-t-elle dit.

Abdoulaye OUATTARA / Afrikinfos-Mali