Près de 300 acteurs de la sécurité sociale sont réunis les 29 et 30 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour réfléchir à l’avenir de la protection sociale sur le continent. Le Mali prend part à ces échanges à travers la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM), avec pour objectif de contribuer aux réflexions sur l’élargissement de la couverture sociale et le renforcement des systèmes de protection.
La délégation malienne à cette rencontre continentale est conduite par le médecin général de brigade Boubacar Dembélé. Elle comprend également Hassambou Dembélé, premier conseiller de l’ambassade du Mali à Addis-Abeba.
Cette participation offre au Mali l’occasion de prendre part aux discussions sur les réformes nécessaires pour améliorer l’accès des populations aux mécanismes de protection sociale. Elle permet également de contribuer aux échanges sur les moyens de rendre les systèmes de sécurité sociale plus efficaces, inclusifs et adaptés aux réalités économiques et démographiques des pays africains.
Le sommet rassemble un large éventail de participants, notamment des ministres, des ambassadeurs, des diplomates, des responsables d’institutions de sécurité sociale, des régulateurs, des administrateurs de fonds de pension et des représentants de conseils d’administration.
Des représentants de la Commission de l’Union africaine, des communautés économiques régionales, des partenaires au développement, des institutions financières, des compagnies d’assurance ainsi que des experts venus d’Afrique et d’autres régions du monde prennent également part aux travaux.
Au cœur des discussions figure l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les systèmes de protection sociale africains : la prédominance de l’emploi informel, qui limite l’accès d’une partie importante des travailleurs aux dispositifs de sécurité sociale.
Les participants se penchent également sur les difficultés liées au recouvrement des cotisations, aux insuffisances administratives et à la faible interopérabilité des systèmes numériques. Ces contraintes peuvent compliquer la gestion des dossiers, le suivi des cotisations et le versement des prestations aux bénéficiaires.
La question de la portabilité des droits sociaux des travailleurs migrants occupe aussi une place importante dans les échanges. Dans un contexte de mobilité croissante de la main-d’œuvre, la coordination entre les systèmes nationaux apparaît comme un enjeu essentiel pour garantir une meilleure continuité des droits sociaux.
Au-delà du diagnostic, le sommet d’Addis-Abeba constitue un cadre de dialogue et de coopération entre les institutions chargées de la sécurité sociale. Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des systèmes de protection sociale et sur les mécanismes de financement susceptibles de soutenir le développement des infrastructures en Afrique.
L’objectif est de faire émerger des pistes de solutions stratégiques et opérationnelles pour améliorer la couverture sociale, renforcer les capacités des institutions et optimiser les prestations offertes aux populations.
Pour le Mali, la participation de la CMSS et de la CANAM s’inscrit dans cette dynamique de réflexion sur l’évolution des mécanismes de protection sociale. Les conclusions des travaux pourraient alimenter les échanges entre les institutions africaines et contribuer à identifier des approches adaptées aux défis rencontrés par les différents pays.
À travers cette rencontre, les acteurs du secteur sont ainsi appelés à réfléchir aux moyens de faire de la sécurité sociale un levier plus efficace de solidarité, de protection des travailleurs et de développement économique sur le continent.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 30/10/2026 by Ousmane BALLO
