Lancée le 13 octobre par la ministre chargée de l’Environnement, DOUMBIA Mariam TANGARA, la phase préparatoire de la première édition du Forum National de l’Innovation Environnementale (FNIE) ouvre la voie à une mobilisation des acteurs publics, privés et scientifiques autour de solutions durables. Prévu du 3 au 5 décembre prochain, ce rendez-vous mettra l’accent sur la restauration des terres et le renforcement de la résilience du Mali.
Le Mali entend faire de l’innovation un levier majeur de sa réponse aux défis environnementaux. C’est dans cette perspective que la ministre chargée de l’Environnement, DOUMBIA Mariam TANGARA, a procédé, le mardi 13 octobre, au lancement officiel des activités préparatoires de la première édition du Forum National de l’Innovation Environnementale (FNIE). La cérémonie s’est déroulée dans la salle Balla Moussa KEITA du CICIB, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants des institutions, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé et du monde de la recherche.
Des femmes, des jeunes, des innovateurs, des incubateurs, des entrepreneurs, ainsi que des représentants d’universités, d’écoles et d’instituts de recherche ont également pris part à cette rencontre, témoignant de la volonté d’associer un large éventail d’acteurs à cette initiative.
Changements climatiques, dégradation des écosystèmes, gestion des déchets et raréfaction de certaines ressources naturelles : les défis environnementaux auxquels le Mali est confronté appellent des réponses adaptées, concrètes et durables.
Le FNIE ambitionne ainsi de constituer un espace de dialogue, de partage d’expériences et de valorisation des initiatives innovantes. Il vise également à favoriser la mobilisation des compétences nationales afin de faire émerger des solutions capables de répondre aux réalités du pays.
Au-delà des échanges, l’enjeu est de rapprocher les idées des applications concrètes, en encourageant la coopération entre les pouvoirs publics, les chercheurs, les entreprises, les collectivités territoriales et les communautés.
Une innovation qui dépasse la seule technologie
Dans son discours de lancement, DOUMBIA Mariam TANGARA a souligné que l’innovation environnementale ne se limite ni aux technologies ni aux outils numériques. Elle peut également être sociale, communautaire, entrepreneuriale ou organisationnelle.
L’essentiel, selon l’approche défendue par la ministre, réside dans la capacité d’une initiative à apporter une réponse nouvelle ou améliorée à un problème environnemental concret et à produire des effets durables.
Cette conception élargie de l’innovation donne au forum une portée qui dépasse le seul cadre technologique. Elle ouvre notamment la voie à la valorisation des solutions développées localement par les communautés, les femmes, les jeunes entrepreneurs et les acteurs de terrain.
Le thème retenu pour cette première édition, « Innovation environnementale et restauration durable des terres : accélérer les solutions pour la résilience du Mali », place la préservation et la restauration des terres au centre des réflexions.
À travers cette orientation, le forum entend encourager la recherche et la mise en valeur de solutions susceptibles de renforcer la résilience du pays face aux pressions environnementales. Il s’agira notamment de favoriser les échanges entre détenteurs de savoirs, chercheurs, porteurs de projets et structures d’accompagnement pour faire émerger des initiatives adaptées aux besoins des populations.
Cette priorité s’inscrit dans une perspective de développement durable, où la protection du patrimoine naturel doit aller de pair avec les besoins économiques et sociaux.
Une ambition inscrite dans la vision Mali Kura ɲɛtaasira
La ministre a également replacé cette initiative dans la vision à long terme portée par les autorités de la Transition, sous le leadership du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA.
Elle a notamment évoqué le référentiel « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui met l’accent sur la souveraineté, la résilience, la valorisation des capacités nationales et le développement durable.
Dans cette perspective, le FNIE est appelé à contribuer à la mobilisation des compétences et des initiatives nationales au service de la construction du Mali de demain. L’ambition est de faire de l’innovation environnementale un instrument concret de transformation, plutôt qu’une notion limitée aux discours et aux intentions.
Pour donner toute sa portée à cette première édition, DOUMBIA Mariam TANGARA a lancé un appel aux innovateurs, chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, entrepreneurs, collectivités territoriales et organisations communautaires. Les femmes et les jeunes porteurs d’initiatives, les entreprises, les investisseurs, les universités, les centres de recherche, les structures d’accompagnement, les organisations de la société civile, les institutions financières et les partenaires techniques et financiers sont également invités à prendre part à la dynamique.
La ministre souhaite faire du forum un véritable espace de partage d’expériences et de mise en commun des compétences, dans un esprit de coopération et de recherche de solutions.
Prévue du 3 au 5 décembre prochain, cette première édition sera ainsi attendue comme une occasion de mettre en lumière les initiatives existantes, de favoriser les partenariats et de renforcer la place des solutions innovantes dans la politique environnementale du Mali. L’enjeu sera de transformer cette mobilisation en actions concrètes, au bénéfice des populations et de la préservation des ressources naturelles.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 14/10/2026 by Ousmane BALLO

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