Assemblée générale de l’ONU : le Mali présente ses priorités pour renforcer son système de santé

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En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le Mali a exposé ses ambitions pour renforcer son autonomie sanitaire. Production locale de médicaments, modernisation de la chaîne d’approvisionnement, transformation numérique et amélioration de la prise en charge des épidémies figurent parmi les principaux axes présentés par la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré.

Le Mali entend faire de la consolidation de son système de santé un levier de résilience et de développement. Cette orientation a été défendue, jeudi 24 septembre 2026 à New York, par le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, lors de la 8e édition de l’European Corporate Council on Africa and the Middle East (ECAM).

La rencontre, organisée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, était consacrée à la place de l’Afrique dans le nouvel ordre mondial et dans l’économie de demain. Elle a réuni plusieurs dirigeants et responsables gouvernementaux, parmi lesquels le président kényan William Ruto, le Premier ministre albanais Edi Rama et le vice-Premier ministre et ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.

Représentant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la ministre malienne a présenté les principales orientations retenues par les autorités pour renforcer les capacités nationales dans le secteur de la santé.

Parmi les priorités figurent notamment la production locale de médicaments et de produits de santé, la modernisation des mécanismes d’approvisionnement ainsi que le renforcement des capacités de diagnostic et de biologie médicale.

Le Mali mise également sur la transformation numérique du système de santé et l’amélioration de ses capacités de prévention et de réponse face aux épidémies.

« Notre ambition est claire : passer progressivement d’une logique de dépendance à une logique de capacité ; d’une logique d’assistance à une logique de partenariat ; et d’une logique de consommation à une logique de production », a déclaré Assa Badiallo Touré.

Cette orientation traduit la volonté des autorités de développer davantage les capacités nationales tout en maintenant des partenariats avec les acteurs internationaux.

La Fondation Gates confirme son engagement

En marge de la rencontre de l’ECAM, la ministre de la Santé et du Développement social a également reçu en audience Ankur Vora, directeur de la Stratégie et président des bureaux Afrique et Inde de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Les échanges ont porté sur les progrès enregistrés dans le secteur sanitaire au Mali ainsi que sur les perspectives de coopération entre les deux parties.

La Fondation Gates a réaffirmé son engagement dans plusieurs domaines, notamment la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’immunisation, le diagnostic et le renforcement de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé.

Son intervention devrait également concerner les efforts de lutte contre les maladies infectieuses et la pauvreté, notamment à travers des initiatives liées au secteur agricole.

De son côté, la ministre a salué ce qu’elle a présenté comme un partenariat « pratique et responsable ». Elle a réaffirmé la volonté des autorités de rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’objectif affiché est de renforcer une offre de soins de santé primaires intégrée, capable d’atteindre les populations jusque dans les zones les plus éloignées.

À New York, le Mali entend ainsi mettre en avant une stratégie sanitaire articulée autour du renforcement des capacités nationales, de la production locale et de partenariats internationaux ciblés.

IB / Afriknfos-Mali

Last Updated on 26/09/2026 by Ousmane BALLO

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