À l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Burkina Faso, le Mali et le Niger renforcent leur coordination diplomatique à New York. Les trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES) veulent harmoniser leurs messages et défendre leurs positions communes lors de ce grand rendez-vous international.
La 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est ouverte ce 22 septembre 2026 à New York, aux États-Unis. Pour cette édition, le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent coordonner étroitement leur participation afin de porter les positions de la Confédération des États du Sahel.
En prélude aux travaux, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ainsi que les chefs de leurs missions diplomatiques à Washington et à New York se sont réunis dans la soirée du 21 septembre pour une séance de préparation.
Cette rencontre avait pour objectif de passer en revue le programme de la session et de définir les principaux éléments de langage devant accompagner les différentes interventions des représentants des trois États.
Une attention particulière a été accordée à l’événement parallèle consacré à la Confédération des États du Sahel, qui doit être animé par les chefs de la diplomatie du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
La démarche vise à assurer une certaine cohérence dans les prises de parole des trois pays et à mettre en avant les orientations communes de l’espace confédéral.
Porter directement la voix de l’AES
À l’issue de la réunion, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a expliqué que la coordination engagée à New York s’inscrit dans une volonté de consolider la Confédération et de présenter directement ses positions sur la scène internationale.
« Le seul mot d’ordre, c’est d’agir dans le sens de la consolidation de la Confédération AES, c’est aussi d’agir dans le sens de la continuité de la bataille pour la correction des narratifs sur l’espace confédéral. Nous sommes là pour porter la voix de l’AES nous-mêmes et ne pas laisser d’autres acteurs parler à notre place », a-t-il déclaré.
Cette orientation doit notamment se traduire par une participation coordonnée aux différents rendez-vous diplomatiques inscrits à l’agenda de la session.
Avant la réunion tripartite, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré avait rencontré les membres de la délégation burkinabè à la Mission permanente du Burkina Faso auprès des Nations Unies à New York.
Cette séance de travail lui a permis de transmettre les orientations destinées à encadrer la participation du Burkina Faso à la 81e Assemblée générale, conformément aux instructions du président du Faso et du Premier ministre.
Le ministre a également salué le travail préparatoire effectué par les chefs des missions diplomatiques du Burkina Faso à Washington et à New York.
Il a appelé les membres de la délégation à privilégier l’esprit d’équipe et l’engagement afin d’assurer une participation coordonnée aux différents travaux.
La concertation entre Ouagadougou, Bamako et Niamey intervient alors que la Confédération des États du Sahel cherche à renforcer sa visibilité dans les enceintes internationales.
À New York, les trois pays souhaitent ainsi mettre en avant leurs positions communes et leurs priorités, tout en développant leurs échanges avec les autres États et organisations présents à l’Assemblée générale.
L’événement consacré à l’AES constituera notamment l’un des principaux espaces de présentation de la vision portée par les trois États membres.
La participation coordonnée du Burkina Faso, du Mali et du Niger à cette 81e session de l’Assemblée générale traduit ainsi la volonté affichée de renforcer leur concertation diplomatique et de présenter, autant que possible, des messages communs sur les questions intéressant l’espace confédéral.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 23/09/2026 by Ousmane BALLO
