Mali : 15 ans de réclusion pour un ex-garde dans une affaire de vol d’armes

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La Chambre criminelle du Tribunal militaire de Bamako a condamné, le 15 septembre 2026, un ancien garde national à 15 ans de réclusion criminelle pour son implication dans une affaire de vol de trois pistolets-mitrailleurs. Deux autres accusés ont écopé de cinq ans d’emprisonnement avec quatre ans de sursis, tandis qu’un quatrième a été acquitté.

La deuxième journée de la session criminelle 2026 du Tribunal militaire de Bamako, sis à Dar Salam, a été marquée par le jugement d’une affaire portant sur le vol de trois pistolets-mitrailleurs (PM), accompagnés de leurs chargeurs garnis.

Présidée par le magistrat Assama DOLO, président du Tribunal militaire de Bamako, l’audience s’est tenue mardi 15 septembre 2026, en présence des magistrats de la juridiction. Quatre personnes, dont un ancien garde national radié et trois civils, comparaissaient pour des faits de vol qualifié et de complicité.

À l’issue des débats et de l’examen des éléments du dossier, la Chambre criminelle a reconnu Hamadoun GUINDO, ancien garde national, coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

Concernant Michel SAGARA et Moussa GUINDO, le tribunal a requalifié les faits initialement poursuivis en complicité de vol qualifié en acquisition et cession illégales d’armes et de munitions. Déclarés coupables de ces nouvelles infractions, ils ont été condamnés chacun à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans avec sursis.

En revanche, Ibrahim ONGOÏBA a été déclaré non coupable des faits de complicité de vol qualifié et acquitté.

Près de 10 millions de FCFA à rembourser

Outre les peines prononcées, les trois condamnés ont été solidairement tenus de rembourser la somme de 9 825 000 francs CFA au contentieux de la Garde nationale.

Ce montant correspond à la valeur des trois armes dérobées, de leurs chargeurs ainsi que des munitions qu’ils contenaient.

À l’issue de l’audience, le substitut du procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako, le capitaine Alou SINAYOKO, a rappelé que les personnes civiles peuvent également relever des juridictions militaires lorsqu’elles commettent des infractions prévues par la législation pénale militaire, conformément à l’article 17 du Code de justice militaire.

Il a souligné que l’affaire avait été examinée dans le respect des droits de la défense, du principe du contradictoire et de la présomption d’innocence.

Le magistrat a également exhorté les personnels militaires à demeurer fidèles à leur serment, rappelant que tout manquement est susceptible d’entraîner une réponse judiciaire fondée sur les faits et la loi.

Cette audience s’inscrit dans le cadre de la session criminelle du Tribunal militaire de Bamako, qui se déroule du 14 au 18 septembre 2026. Elle est consacrée à l’examen de plusieurs affaires inscrites au rôle de la juridiction.

À travers cette session, le tribunal poursuit sa mission de jugement des affaires relevant de sa compétence, dans le respect des règles de procédure et des dispositions légales en vigueur.

IT / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 17/09/2026 by Ousmane BALLO

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