Les forces de sécurité nigériennes ont conduit, dans la nuit du 15 août 2026, une importante opération de lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants dans plusieurs secteurs de la capitale. Baptisée « Tankadé » ou « Hangaye », l’opération a permis l’interpellation de 331 personnes et la saisie de plusieurs produits ainsi que de 17 motos.
Les autorités nigériennes renforcent leur dispositif de lutte contre les stupéfiants à Niamey. Dans la nuit du 15 août 2026, les forces de sécurité ont mené une opération d’envergure dans les cinq arrondissements de la capitale ainsi que le long des berges du fleuve Niger.
Dénommée « Tankadé » ou « Hangaye », cette opération a mobilisé les services compétents dans le cadre de la lutte contre le trafic, la détention et la consommation de substances stupéfiantes.
Selon les informations communiquées par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants et des précurseurs (OCRTIS), 331 personnes ont été interpellées au cours de l’intervention. Parmi elles figurent 27 mineurs.
À l’issue des opérations, 49 personnes ont été conduites dans les locaux de l’OCRTIS pour des faits présumés liés aux stupéfiants. Parallèlement, 257 autres personnes ont été confiées à différentes unités d’enquête pour la suite des procédures.
Ces interpellations interviennent dans le cadre d’une opération visant notamment les zones considérées comme sensibles et susceptibles d’être utilisées pour la consommation ou la circulation de produits illicites.
Les forces de sécurité ont également procédé à plusieurs saisies. Parmi les produits découverts figurent notamment du cannabis, du tramadol et du benzhexol, des substances régulièrement ciblées dans les opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants. Dix-sept motos ont par ailleurs été saisies au cours de l’intervention.
25 conducteurs testés positifs
L’opération a également comporté un volet consacré à la sécurité routière. Au total, 182 conducteurs ont été soumis à des tests de substances psychoactives.
Les résultats communiqués font état de 25 tests positifs, soit un taux de 13,73 % parmi les conducteurs contrôlés.
Cette dimension de l’opération souligne la volonté des autorités de prendre en compte les risques liés à la conduite sous l’influence de substances psychoactives, notamment en matière de sécurité des usagers de la route.
À travers cette intervention, les autorités nigériennes entendent renforcer la surveillance des espaces urbains identifiés comme particulièrement exposés aux phénomènes liés aux stupéfiants.
Le déploiement simultané des forces dans les cinq arrondissements de Niamey et sur les berges du fleuve Niger témoigne de la volonté de mener des opérations couvrant plusieurs secteurs de la capitale.
Au-delà des interpellations et des saisies, l’objectif affiché est également de perturber les réseaux de distribution et de limiter la circulation des substances illicites, tout en renforçant les contrôles sur les axes et lieux sensibles.
La présomption d’innocence demeure
Les autorités rappellent toutefois qu’une interpellation ne constitue pas en elle-même une preuve de culpabilité. Les personnes concernées doivent être soumises aux procédures d’enquête prévues par la loi et, le cas échéant, présentées aux autorités judiciaires compétentes.
Le bilan de l’opération « Tankadé » traduit néanmoins l’ampleur du dispositif déployé dans la capitale nigérienne. Avec 331 personnes interpellées, 25 conducteurs testés positifs, plusieurs types de stupéfiants saisis et 17 motos immobilisées, les forces de sécurité affichent leur détermination à intensifier la lutte contre le trafic et la consommation de drogues.
Pour les autorités, le défi consiste désormais à inscrire ces opérations dans la durée afin de renforcer la prévention, le démantèlement des circuits de trafic et la protection des populations, particulièrement dans les zones urbaines à forte fréquentation.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 17/08/2026 by Ousmane BALLO
