Burkina : les règles encadrant le congé de maladie pour les fonctionnaires de l’État

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La loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’État du Burkina Faso fixe avec précision les conditions dans lesquelles un fonctionnaire peut bénéficier d’un congé de maladie, qu’il soit de courte ou de longue durée.

Selon le texte, tout agent public du Faso empêché d’exercer ses fonctions pour raison de santé doit, sauf cas de force majeure, faire constater immédiatement son état par une autorité médicale agréée. Il est également tenu d’informer son service et de fournir un certificat médical établi en bonne et due forme. Ce document doit notamment préciser la période de repos prescrite, en indiquant le début et la fin probable de l’incapacité de travail.

Congé de maladie de courte durée

Lorsque ces formalités sont respectées, le fonctionnaire peut être placé en congé de maladie de courte durée, avec maintien intégral de son traitement.

La décision relève du chef de circonscription administrative ou du supérieur hiérarchique immédiat lorsque l’interruption de travail n’excède pas dix jours ; du ministre ou du président d’institution de tutelle lorsque l’absence dépasse dix jours sans atteindre trois mois.

Congé de longue durée : jusqu’à cinq ans maximum

Pour les affections nécessitant une absence prolongée, la loi prévoit un congé de maladie de longue durée. Celui-ci est accordé par le ministre en charge de la Fonction publique, après avis du Conseil national de santé.

Ce congé peut être octroyé pour une ou plusieurs périodes consécutives, d’une durée minimale de trois mois et maximale de six mois chacune, dans la limite d’un total cumulé de cinq ans. Son renouvellement est également soumis à une décision ministérielle, prise après avis du Conseil national de santé.

Rémunération et avancement maintenus sous conditions

Sur le plan financier, le fonctionnaire placé en congé de longue durée conserve l’intégralité de son traitement pendant les deux premières années, à l’exception des primes et indemnités.

Durant les trois années suivantes, il perçoit la moitié de son traitement, tout en conservant la totalité des suppléments liés aux charges de famille.

En outre, l’agent continue de bénéficier de ses avancements d’échelons et de classe, calculés sur la base d’une note annuelle de huit sur dix pour les périodes concernées.

À travers ces dispositions, le législateur entend concilier protection sociale des agents publics et encadrement rigoureux des absences pour raison de santé au sein de l’administration.

IB / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 26/02/2026 by Ousmane BALLO

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