Les finances publiques maliennes viennent de franchir un seuil inédit. Les recettes issues du secteur minier ont atteint, en 2025, un montant record de 1 022 milliards de FCFA, soit une progression exceptionnelle d’environ 580 milliards de FCFA par rapport aux exercices précédents. Un résultat qui témoigne de l’impact significatif des réformes engagées par les autorités de la Transition dans la gestion des ressources naturelles.
Ces performances ont été dévoilées par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, lors de la cérémonie traditionnelle de présentation des vœux des Forces vives de la Nation, tenue le 12 janvier 2026. À cette occasion, le Chef de l’État a dressé un bilan détaillé de la nouvelle politique minière, qu’il a qualifiée de tournant décisif pour l’économie nationale.
Au cœur de cette transformation figure l’adoption d’un nouveau Code minier, accompagnée de la renégociation des conventions avec les sociétés extractives. Initialement, les projections de l’État prévoyaient des recettes avoisinant 400 milliards de FCFA. Toutefois, les discussions menées avec les partenaires miniers ont permis d’atteindre un niveau bien supérieur.
« Nous nous attendions à 400 milliards de FCFA, mais à l’issue des négociations, nous avons obtenu 761 milliards de FCFA », a souligné le Président de la Transition.
Parmi les réformes majeures annoncées, la domiciliation des revenus miniers sur le territoire national occupe une place centrale. Désormais, les recettes en devises issues de la vente de l’or sont déposées dans les banques locales, mettant fin à des pratiques antérieures défavorables au système financier national. Cette mesure devrait générer un flux annuel estimé à près de 6 000 milliards de FCFA, renforçant ainsi la liquidité bancaire et les capacités de financement de l’économie malienne.
Autre changement structurel important : la révision du mécanisme de calcul des revenus de l’État. Jusqu’à récemment, les sociétés minières versaient des montants fixes, indépendamment des fluctuations du prix de l’or sur le marché international. « Lorsque le prix de l’or augmentait, l’État ne bénéficiait pas de cette hausse », a rappelé le Chef de l’État. Désormais, les recettes publiques sont indexées sur les cours mondiaux, permettant au Mali de tirer pleinement profit de chaque évolution favorable du marché aurifère.
Selon les autorités, ces résultats sont l’aboutissement d’un audit approfondi du secteur minier et d’une volonté politique assumée de faire de l’or un véritable moteur de développement. En ce début d’année 2026, ce niveau de recettes renforce la souveraineté économique du pays et offre à la Transition des marges financières accrues pour financer les priorités sociales, économiques et sécuritaires.
Ousmane BALLO
Source : Le Capital
Last Updated on 19/01/2026 by Ousmane BALLO

