Le Sénégal s’affirme progressivement dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Mercredi, le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a annoncé des résultats 2025 largement supérieurs aux prévisions, tant pour le pétrole brut du champ de Sangomar que pour les exportations de gaz naturel liquéfié issues du projet Grand Tortue Ahmeyim.
Selon le rapport publié à Dakar par le ministre Birame Souleye Diop, le pays a produit 36,1 millions de barils de pétrole brut sur l’ensemble de l’année 2025. Ce volume dépasse nettement les projections initiales fixées à 30,53 millions de barils et reste au-dessus de la révision effectuée en juin 2025, qui tablait sur 34,7 millions.
Cette performance est attribuée à la bonne productivité des réservoirs et des puits, confirmant la fiabilité technique du champ exploité au large des côtes sénégalaises. En décembre 2025, trois cargaisons ont été expédiées et commercialisées sur le marché international pour un total de 2,94 millions de barils, dont 2,94 millions issus directement de Sangomar, illustrant la montée en puissance des opérations.
Le projet GTA confirme l’essor gazier
Sur le volet gaz, le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé en coopération avec des partenaires internationaux, a également atteint un palier significatif. Trois cargaisons de GNL ont été exportées en décembre 2025, représentant 0,5 million de mètres cubes. Les autorités y voient le niveau le plus élevé de production de GNL atteint à ce jour et la preuve d’une mise en exploitation réussie.
Fort de ces résultats, le ministère estime que l’année 2025 constitue un tournant historique pour le secteur extractif national. Les performances combinées du pétrole et du gaz positionnent désormais le Sénégal comme un acteur émergent majeur sur les marchés africains des hydrocarbures, renforçant son rôle stratégique dans la sécurité énergétique du continent et ses perspectives de développement économique.
Les autorités sénégalaises entendent consolider cette dynamique en 2026 à travers l’optimisation des infrastructures, la formation des compétences locales et une gestion transparente des revenus tirés des ressources naturelles.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 07/01/2026 by Ousmane BALLO

