Loulouni terrorisé par des hors-la-loi : Les paysans empêchés de récolter leurs cultures

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-Des boutiques brûlées, des pertes en vies humaines

-Les FAMa pour sauver le peu qui reste !

Ces derniers jours, Loulouni fait l’actualité au Mali, à cause des terroristes sans foi ni loi qui causent gratuitement du tort aux paisibles populations qui ne cherchent qu’à vivre en paix et dans la dignité. Dans leurs actes de terreur, malheureusement, le vendredi 14 et le samedi 15 novembre 2025, ils sont parvenus à brûler des boutiques, des magasins, des maisons et faire quatre victimes civiles qui n’ont rien fait pour mériter un tel sort.

Depuis plusieurs mois déjà, nombreux sont les villages du Cercle de Loulouni qui vivent les affres des terroristes qui n’ont aucun respect pour la dignité humaine. Les différents mouvements de ces soi-disant djihadistes ont finalement contraint les représentants de l’Etat, les éléments du poste de la Gendarmerie à quitter les lieux, laissant derrière eux, une population impuissante ne sachant plus à quel saint se vouer.

Au regard de la dégradation quotidienne de la situation sécuritaire et des menaces terroristes persistantes par-ci et par-là, finalement les chasseurs traditionnels ont été obligés de s’organiser en vue de mettre hors d’état de nuire ces bandits qui veulent tout sauf le bonheur des communautés. Engagés et déterminés, ces chasseurs, avec l’appui des populations meurtries, parvenaient à faire face à ces terroristes.

Ces dernières semaines, les populations ont été obligées de fuir les lieux, laissant tous les biens derrière elles. Elles ont rejoint Sikasso, Kadiolo, Zégoua, Bamako, entre autres. Toutes les familles ont vidé les lieux. Car, depuis le dimanche 09 novembre 2025, les braves chasseurs traditionnels, qui assuraient la sécurité des personnes et de leurs biens, ont été découragés à cause de l’utilisation d’un drone kamikaze contre eux à Bilasso et qui a fait des victimes.

Dans cette situation de découragement, la bataille du mardi 11 novembre 2025 à Koura n’a pas été très favorable aux chasseurs. C’est dans ce contexte difficile pour ces chasseurs qui étaient les derniers remparts des communautés que la ville de Loulouni a fait l’objet d’incursion terroriste dans l’après-midi du vendredi 14 novembre 2025. Venus sur plusieurs dizaines de motos, ceux-ci ont brûlé des boutiques, des magasins, des maisons et fait quatre victimes civiles.

Comme si cela ne suffisait pas, aux dires des témoins, ils sont revenus dans la journée du samedi 15 novembre 2025, cette fois-ci, pour brûler les maisons des chasseurs et des leaders farouchement opposés à leur façon de faire. Des sources rapportent que face à ce désordre qui ne dit pas son nom, les Forces Armées tant attendues et tant sollicitées ont finalement pu se rendre sur le terrain en vue de mettre hors d’état de nuire ces bandits dont les actes et actions n’ont rien en commun avec la religion musulmane qui est une religion de paix, d’entente, d’entre-aide.

Il nous revient que cette descente des militaires sur le terrain intervient à un moment où les paysans ont été forcés à abandonner leurs champs sans être récoltés. Selon des témoins, il était formellement interdit à tout paysan de se rendre dans son champ pour récolter quoi que ce soit. Donc au bout du compte, ceux-ci étaient obligés de fuir en laissant derrière eux des champs non récoltés.

« Nous sommes tous partis en laissant derrière nous nos champs non récoltés. Actuellement, personne ne connaît la situation de son champ. Le vrai problème est que notre principale activité est uniquement l’agriculture. Après la récolte, nous gardons une partie pour la nourriture et le reste est vendu pour faire face aux charges financières de nos familles. Nous avons tous mis dans les champs qui n’ont pas pu être récoltés à cause des terroristes.

Personne ne peut dire avec certitude qu’il y a encore quelque chose dans les champs. Donc, si l’Armée nettoie les lieux, on va essayer de rentrer dans nos villages et voir comment récolter ce qui reste encore dans les champs. Franchement nous ne savons pas comment nous allons vivre cette année. Au regard de cette situation, nous avons vraiment besoin du soutien des plus hautes autorités », témoignent des déplacés actuellement à Sikasso.

Source : La Rédaction du Mali

Last Updated on 22/11/2025 by Ousmane BALLO