Mali : ARDCT tient son 1er colloque international sur les villes historiques

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Du 16 au 17 Octobre 2025 s’est tenu au Mémorial Modibo, le 1er colloque scientifique International sur les Villes Historiques. Organisé par l’Association des Ressortissants pour le Développement du Cercle de Tombouctou (ARDCT), ce colloque a été organisé dans le cadre des 700 ans de la célébration de la mosquée de Djingarey Ber de Tombouctou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Dr Mahamadou Koné, ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes.

Première du genre, cette rencontre de haut niveau, placée sous le thème : ‘’Les villes historiques d’Afrique subsaharienne et leur rôle dans le renforcement des relations arabo-africaines : passé, présent et futur’’, a réuni des chercheurs, universitaires et acteurs culturels venus de divers horizons. Ce colloque a pour objectif de valoriser le riche patrimoine des villes historiques africaines et de renforcer les liens séculaires entre le monde arabe et l’Afrique subsaharienne à travers la culture, la recherche et le dialogue interculturel. Le panel des débats, présidé par l’Ambassadeur Mahmoud Arby, le colloque a bénéficié de l’appui de l’Institut Culturel Afro-Arabe et de l’UNESCO.

Selon le président de l’association des ressortissants pour le Développement du Cercle de Tombouctou, Hammoud Arby, notre pays, le Mali, est un carrefour de civilisations et un espace de rencontre entre les peuples et les savoirs. Donc, dira-t-il, la ville de Tombouctou incarne cette multiculturalité millénaire, où les ethnies, les cultures et les croyances ont su coexister dans la tolérance et l’échange. « À l’ARDCT, nous avons fait le choix d’agir sans diviser, de construire sans exclure, et de réussir sans dominer. C’est un engagement moral et intellectuel pour que notre jeunesse retrouve le chemin de la dignité, du travail et du respect de notre culture plurielle », explique-t-il.

De son côté, le représentant du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ibrahim Traoré, a salué le thème et le moment choisi pour la tenue de ce colloque. «En effet, il me parait important que ce colloque se tienne à ce moment précis où certaines tentent de réécrire l’histoire et nous enseigner un islam  que pourtant, nos devanciers, Hommes de foi n’ont pas connus. Aussi, ce colloque scientifique sera l’occasion de rétablir certaines vérités car la science n’a pas de patrie. Elle appartient à toutes celles et ceux qui veulent la découvrir », dit-il.

Durant deux (02) jours, les participants ont pu débattre des relations afro-arabes ainsi de l’apport des anciennes villes comme Tombouctou, Walata, Marrakech mais aussi, fait des propositions afin que ces érudits soient des espaces unifiés par le savoir et pour la cohésion des peuples.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali