Le 05 février 2025, le gouvernement, à travers un projet d’ordonnance, a décidé de rajouter à la souffrance des populations. Il s’agit d’un projet d’ordonnance sur la communication, adopté en Conseil des ministres, qui prévoit l’augmentation du taux de taxation sur les entreprises de communication et leurs clients.
Ledit projet d’ordonnance a été signé depuis le 7 février 2025. Désormais, ce sont les populations qui paient les frais de l’échec de la politique du gouvernement. Quant aux entreprises de communication téléphonique, elles vont voir leur taux de taxation grimper de 7% à 10%. Cette décision va également toucher les recharges téléphoniques et les opérations financières via Orange Money et Moov Money. Ainsi, pour une recharge de 1 000 F, le bénéficiaire n’aura que 900 F sur son compte. Ce qui signifie que l’État va prélever 100 F CFA sur chaque 1 000F de recharge téléphonique.
Quant aux transactions Orange Money et Moov Money, sur chaque transaction, le consommateur paiera 2% du montant transféré. Il s’agit de 1 % pour l’opérateur et 1 % pour l’État. Ainsi, les frais de retrait de 5000f passeront de 50 à 100 ; le retrait de 10 000 F de 100 F à 200 F.
A vrai dire, cette ordonnance est de trop et elle va davantage asphyxier financièrement les populations, qui ne savent plus à quel saint se vouer, à cause de la vie chère et du manque d’électricité. Pourtant, le gouvernement avait mieux à faire pour satisfaire les besoins des populations que de les traumatiser avec une telle décision assez folle.
Si l’objectif est de redynamiser l’économie en renflouant les caisses de l’Etat pour faire face aux réalités du moment, alors il faut le dire, le gouvernement a carrément raté sa cible. Aujourd’hui la seule chose qu’il faille pour relever l’économie nationale, c’est bien de trouver une solution durable au problème d’électricité. Des gros pourvoyeurs d’économie continuent de fermer leurs portes pour manque d’électricité. Ce sont ces entreprises que l’Etat doit sauver et cela doit être une urgence, afin de grandir un flux économique dans le pays.
Ce principe semble être lourd et lent pour le gouvernement, qui veut passer au raccourci pour, coûte que coûte, mobiliser de l’argent par tous les moyens sans tenir compte de la situation des populations. Sauf que la décision a été très mal accueillie par l’opinion qui pense que les autorités doivent elles-mêmes donner le bon exemple en renonçant à certains de leurs avantages comme l’on le voit dans certains pays voisins.
Donc, dans sa politique de relance de l’économie nationale, le gouvernement devrait avoir comme priorité, la gestion de la crise énergétique. C’est bien cela la vraie cible. Tout le reste est attentatoire.
Ousmane BALLO
Source : Ziré
