Au Mali, la Coalition National – Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA WASH) et ses partenaires se battent pour l’adoption d’un nouveau code de l’eau. Le 13 Septembre 2024 au mémorial Modibo Keita, elle a organisé, en partenariat avec l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), et sur financement de DIAKONIA, une journée de plaidoyer auprès des autorités nationales pour l’adoption dudit code.
Contribuer à l’accélération de l’adoption du code de l’eau du Mali. C’était l’objectif principal de cette journée de plaidoyer. Il s’agissait également d’informer les acteurs du sous-secteur eau sur l’enjeu et l’urgence de l’adoption du code de l’eau du Mali ; d’amener les acteurs à fédérer leurs efforts et leurs approches en vue d’accélérer le processus d’adoption dudit code ; d’attirer l’attention des autorités du sous-secteur eau et les membres du Conseil National de Transition (CNT) sur l’enjeu et la portée de l’adoption du code ; enfin d’adopter une feuille de route permettant de s’assurer de l’adoption du code de l’eau du Mali.
Selon la CN-CIEPA WASH, cette journée s’inscrit dans la mise en œuvre du projet ‘’Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour leur participation au processus démocratique à la gestion transparente des ressources publiques et à la lutte contre la corruption’’.
Dans son mot de bienvenue, Boureïma Tabalaba, Directeur Exécutif de la Coalition National – Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA WASH), a rappelé que cet atelier permet de faire une plus-value dans le cadre du processus d’adoption du code de l’eau. « Nous sommes dans une période particulière et de réformes », dit-il, tout en soulignant que c’est le bon moment pour faire bouger les lignes. M. Tabalaba a aussi ajouté que le processus de relecture dudit code a démarré depuis 2015. « De cette date à jour, nous n’avons pas encore vu le bout du tunnel. Cela n’est pas intéressant dans un processus », lance-t-il.
Quant à Yaya Bouaré de l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel (AMAPROS), il faut continuer le plaidoyer auprès des autorités jusqu’à la satisfaction des communautés. M. Bouaré souligne également que l’AMAPROS salue l’engagement de la CN-CIEPA WASH et apprécie les résultats déjà engrangés. Il a afin réitéré la disponibilité de son Association à accompagner la CN-CIEPA WASH dans son combat pour le développement durable.
Massa Traoré, de la Direction Nationale de l’Assainissement, du Contrôle de la Pollution et des Nuisances (DNACPN), s’est réjoui de l’association des services techniques de l’Etat à cet atelier. Il a aussi salué la CN-CIEPA WASH qui, dit-il, a été toujours aux côtés des autorités nationales pour des questions en lien avec l’eau et l’assainissement. « L’influence de la CN-CIEPA WASH entant que société civile est nécessaire pour accélérer le processus d’adoption du code de l’eau », a-t-il déclaré.
Au nom des Collectivités de Bamako, Dionatane Poudiougou, a souligné que cet atelier cadre bien avec les objectifs des collectivités. « La transition est la meilleure période pour aller à des réformes profondes. Aujourd’hui, l’adoption d’un nouveau code de l’eau est plus que nécessaire », a souligné Mamadou Diabira, représentant du Conseil National de Transition (CNT). Il a aussi promis qu’une fois que le code arrive sur la table du CNT, les collègues seront mobilisés pour son adoption.
Pour l’heure, il s’agit d’accentuer le plaidoyer afin d’amener le gouvernement à accélérer le processus d’adoption dudit code.
Ousmane BALLO / Afrikinfos-Mali
