Dans une note d’information publiée le 23 juillet 2024, le Collectif des Avocats (Cabinet Goït’AS SCPA et SCPA Do-fini Consult) du colonel-major Kassoum Goïta ; Docteur Kalilou Doumbia et leurs trois co-accusés annonce l’enlèvement de leur client, l’Adjudant-chef Abdoulaye Ballo, à son lieu de détention, au Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Mobile ( G.I.G.M ), sis au Camp 1 de la Gendarmerie de la rive gauche de Bamako.
De cette note d’information, signée par Maître Mohamed Goïta du Cabinet Goït’AS SCPA et Maître Alifa Habib Koné de SCPA Do – fini Consult, tous Avocats inscrits au Barreau du Mali, il ressort que cet enlèvement de l’Adjudant-chef Abdoulaye Ballo a eu lieu le vendredi 12 juillet 2024, en début de soirée, pour une destination inconnue.
« Le Collectif des Avocats du colonel-major Kassoum Goïta, Docteur Kalilou Doumbia et leurs trois co-accusés rappelle à l’opinion que par communiqué en date du 11 juin, il alertait sur l’enlèvement du colonel Major Kassoum Goïta à sa cellule, au Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Mobile (G.I.G.M), sis au Camp 1 de la Gendarmerie de la rive gauche de Bamako, par des éléments étrangers au système judiciaire du Mali, en date du vendredi 31 mai 2024 », peut-on lire dans ladite note.
Dans le même document, l’on note : « A ce jour, les Conseils ainsi que sa famille n’ont reçu aucune information le concernant et n’ont pu avoir aucun contact, ni direct, ni indirect, avec lui. C’est dans cette attente que son co-accusé, l’adjudant-chef Abdoulaye Ballo a, à son tour, été enlevé au même lieu de détention, le vendredi 12 juillet , en début de soirée , pour une destination inconnue ; la responsabilité légale de la garantie de l’intégrité des détenus pèse sur la justice, dès leur placement sous mandat m9té d’Etat, Docteur Kalilou Doumbia, ancien secrétaire général de la Présidence ; Sandhi Ahmed Saloum, opérateur économique ; Moustapha Diakité, Commissaire de police ; adjudant-chef Abdoulaye Ballo et Issa Samaké dit Djoss, renvoyés devant la Cour d’assises de Bamako, depuis l’arrêtj7 n°12 du 10/01/2023 de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako, pour que la vérité éclate ; l’imposition du respect de la séparation des pouvoirs, en respect des dispositions constitutionnelles ; le respect strict de l’indépendance de la justice ainsi que celui des engagements du Mali contre les enlèvements et la torture ».
Aussi, le Collectif des Avocats en appelle de nouveau au ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, pour une intervention en faveur du respect de l’indépendance de la justice, du respect de la Constitution et des conventions régulièrement signées par le Mali ; à toutes les organisations de défense des droits de l’Homme et aux Ordres professionnels, notamment le Barreau du Mali pour briser leur silence , face à la violation répétitive des droits élémentaires de ses clients ; à la magistrature, pour un sursaut, pour imposer le respect de son indépendance et la séparation des pouvoirs.
« Le collectif renouvelle sa détermination à se battre pour le respect de la présomption d’innocence , l’indépendance de la justice , le respect des droits de la défense et le respect des engagements du Mali contre les enlèvements et la torture », souligne la note d’information.
Ousmane BALLO
Source : Ziré

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