En prélude aux journées de vulgarisation des textes d’urbanisme et de construction initiées par la Section Syndicale de l’Urbanisme et de l’Habitat qui auront lieu, les 4, 5 et 6 juin 2024, dans la salle de conférence de la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Secrétaire Général du Syndicat et des chefs de Division donnent des explications sur l’évènement et les thèmes qui seront débattus.
Yaya Diarra, secrétaire général de la Section Syndicale de l’Urbanisme et de l’Habitat
Selon M. Diarra, la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat est un service central qui a pour mission d’élaborer les éléments de politique en matière d’urbanisme, d’habitat et de construction. Elle est représentée au niveau national par la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, au niveau région, par les Directions Régionales de l’Urbanisme et de l’Habitat, au niveau cercle, par les subdivisions de l’Urbanisme et de l’Habitat, au niveau arrondissement et commune par les antennes de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Il ressort des explications du Secrétaire Général de la Section Syndicale de l’Urbanisme et de l’Habitat que cet évènement est prévu les 4, 5 et 6 juin 2024, dans la salle de conférence de la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, sous la présidence du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population et portera sur le thème principal : « Respect aux textes législatives et règlementaires en matière d’urbanisme et de construction, un moyen pour instaurer une paix et une justice durable au Mali ».
M. Diarra pense que ces journées se justifient par le fait que ces textes sont mal interprétés et mal utilisés par certains acteurs et usagers. Selon lui, il s’agit d’informer, de sensibiliser les acteurs du domaine et les usagers afin de mieux respecter ces différents textes. Le Secrétaire Général de la Section Syndicale de l’Urbanisme et de l’Habitat a mis à profit cette opportunité pour demander l’accompagnement des plus hautes autorités du pays, de tous les partenaires pour que ces journées puissent être une réussite. Il n’a pas manqué d’inviter la population au respect rigoureux des textes.
Mme Doumbia Fatoumata Koné, cheffe de Division Règlementation et Contrôle, chargée de la ‘’Présentation de la Brigade et ses mission’’
Aux dires de Mme Doumbia Fatoumata Koné, à la Brigade de Contrôle de la Construction et des Servitudes d’Urbanisme, les agents sont désignés par l’Arrêté n°2022-2384/MUHDATP-SG du 1er Septembre 2022 portant désignation des agents chargés du contrôle de la construction et des servitudes d’urbanisme. Ils prêtent serment et bénéficient d’un mandat d’officier à travers une carte professionnelle de service. Leur mission, c’est le contrôle des constructions. En cas de dysfonctionnement, ils font des convocations.
En cas de refus d’arrêt des travaux, ils sont habilités à dresser des Procès-Verbaux (PV) adressés aux tribunaux des communes concernées. Selon la cheffe de Division Réglementation et Contrôle, la difficulté majeure est que certains refusent d’obtempérer. C’est pourquoi, ces agents sont toujours accompagnés par des forces de sécurité. Elle estime que le traitement des dossiers au niveau des tribunaux est timide. C’est pourquoi, Mme Doumbia Fatoumata Koné a surtout sollicité l’accompagnement des autorités judiciaires dans le traitement des PV. Elle trouve que sans le traitement de ces PV, la brigade ne sera pas efficace.
Abdoulaye Traoré, chef de Division Urbanisme, chargé de décortiquer ‘’Les procédures d’opérations d’urbanisme au Mali’’
Selon M. Traoré, l’urbanisme opérationnel est la phase qui consiste à concrétiser les prévisions, les outils de planification urbaine sur le terrain. Pour lui, cela se manifeste selon les types d’opérations d’urbanisme, au nombre de sept : les lotissements, la réhabilitation urbaine, la restructuration urbaine, la restauration urbaine, la division parcelle, l’opération concertée d’extension urbaine. A ses dires, l’opération la plus répandue est le lotissement qui est connu de tout le monde.
« Après ça, il y a l’opération de réhabilitation urbaine. Dans le temps, on a eu à faire ces différentes opérations sur les anciens tissus de Bamako, notamment les quartiers spontanés. A l’époque, un programme a été initié à la Mairie du District de Bamako qui s’appelait l’opération Sauvons notre quartier. Il s’agissait de réhabiliter les anciens quartiers du District de Bamako », a fait comprendre M. Traoré. Selon lui, les uns et les autres ne respectent pas les procédures règlementaires. Il estime que le respect de ces procédures contribue à l’amélioration du cadre de vie des habitants.
Pour le chef de Division Urbanisme, si l’urbanisme travaille avec d’autres services, chacun à son niveau peut aider au respect des différentes procédures. Il a expliqué qu’ils font des sensibilisations au niveau des services régionaux et subrégionaux. « On voit qu’il y a d’autres professions qui s’intéressent aux opérations de lotissement, alors qu’il y a des règles et des principes à respecter. Le lotissement tient compte de la balance du territoire qui prend en charge les services urbains de base, c’est-à-dire les équipements de proximité comme les marchés, les mosquées, les écoles et autres. Il y a aussi des réseaux divers en environnement », a ajouté M. Traoré.
Albert Traoré, chef de Division Habitat, chargé de développer ‘’Les différents professionnels du bâtiment’’
Il a rappelé que le secteur du bâtiment englobe toutes les activités liées à la conception, à la construction, à la rénovation et l’entretien des bâtiments et infrastructures. Selon lui, il réunit divers métiers, des artisans, des ingénieurs nécessitant une coopération étroite pour réaliser des projets de toute envergure. Son importance est économique et sociale. Ce secteur a des acteurs clés, à savoir : des ingénieurs de construction civile, des architectes, des urbanistes, des artisans comme des maçons, des coffreurs, des ferrailleurs, des plombiers, des électriciens.
Ces professionnels aident à pouvoir exécuter physiquement des projets de construction. En dehors de ces professionnels, il y en a d’autres comme les promoteurs immobiliers, les chambres des administrateurs de biens immobiliers et agents immobiliers. Tous ces professionnels aident à organiser ce secteur. Selon M. Traoré, les professionnels, de façon générale, sont souvent impliqués dans des projets gouvernementaux de logements sociaux et autres constructions publiques sous la supervision de divers organismes étatiques comme la Direction Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat et l’Office Malien de l’Habitat.
Ils sont chargés de la réalisation des logements sociaux et des bâtiments administratifs et participent activement à l’amélioration du cadre baltique au Mali. Leur rôle est crucial dans l’exécution des directives et des objectifs stratégiques fixés par le gouvernement malien dans le cadre de la Politique Nationale de l’Habitat qui vise à fournir des logements abordables et de qualité à la population. Selon le chef de Division Habitat, les professionnels du bâtiment au Mali sont au cœur de la transformation urbaine et rurale du pays.
Leur rôle s’étend au-delà de la simple construction pour englober la gestion des projets complexes, l’innovation dans les pratiques de construction durable et la contribution à la planification stratégique qui soutient le développement national. Leur développement professionnel est continu, soutenu par des politiques adéquates. Des investissements ciblés restent cruciaux pour répondre aux aspirations de développement du Mali.
Rassemblé par Tougouna A. TRAORE
Source : La Rédaction du Mali
Last Updated on 17/05/2024 by Ousmane BALLO
