De la dernière mise à jour économique de la Banque Mondiale, il ressort que la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait ralentir à 2,5 % en 2023, contre 3,6 % en 2022. Au même moment, le risque de surendettement extérieur est élevé.
Selon la Banque Mondiale, en Afrique subsaharienne, environ 462 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté en 2023. « La récente polycrise – problèmes liés au climat, pandémie de COVID-19 et multiplication des conflits – a accéléré l’augmentation de la dette. La région reste confrontée à des risques élevés de surendettement, avec 21 pays identifiés comme présentant un risque élevé de surendettement extérieur ou déjà pris dedans en juin 2023. Plusieurs pays, dont le Tchad, la Zambie et le Ghana, ont entamé des efforts de restructuration de la dette afin de rétablir la viabilité et de reconstituer l’espace budgétaire », précise l’institution financière.
Elle estime aussi que l’Afrique de l’Est devrait enregistrer un taux de croissance de 1,8 % en 2023. Quant à l’Afrique de l’Ouest, elle devrait également connaître une croissance de 3,3 % cette année.
Toutefois, la banque reconnaît que l’Afrique peut également ouvrir la voie à une croissance inclusive en investissant dans son potentiel humain. « Au cours des trois prochaines décennies, la région connaîtra l’augmentation la plus rapide de la population en âge de travailler de toutes les régions, avec une augmentation nette prévue de 740 millions de personnes d’ici 2050. Au cours des prochaines décennies, jusqu’à 12 millions de jeunes entreront chaque année sur le marché du travail dans la région, alors que seuls 3 millions d’emplois salariés formels sont actuellement créés chaque année. Alors que les économies de la région se redresseront plus rapidement dans les années à venir, les politiques devraient être orientées vers un partage plus équitable des bénéfices de la croissance au sein de la population en investissant dans le capital humain, en encourageant la diversification économique et en favorisant une croissance économique favorable à l’emploi », ajoute-t-elle.
Ismaël Traoré
Source : Le Capital
Last Updated on 12/01/2024 by Ousmane BALLO
