La Société Energie Du Mali (EDM) est complètement débordée par les délestages qui plongent, au quotidien, les populations du pays dans le noir. A cette période de forte chaleur, tout le monde subit le calvaire de ces délestages. Mais le ministre qui est, visiblement impuissant face aux fréquences des délestages au quotidien, n’a trouvé de solution à la crise récurrente d’énergie que le pardon.
Et pourtant, l’année passée, il avait donné toutes les assurances et garanties qu’en 2023, tout le monde parlerait des coupures de courant comme un vieux souvenir. Cela parce que l’électricité serait bien servie afin que chaque client soit heureux. D’ailleurs, en son temps, les hommes de médias avaient participé aux sorties de visites des sites capables d’alimenter le pays en énergie.
Mais hélas ! Nous sommes bien en 2023 et le pays connait toujours une crise d’électricité, jamais vécue. Tout le monde en parle négativement, parce que personne n’est épargné dans les lieux de vie modestes. Alors que des nantis ne sentent pas, tout de même, cette souffrance indescriptible. Ces gens ont les moyens de se procurer des groupes électrogènes.
En vérité, c’est une première, ces fréquences exagérées de délestages. A quand la solution ? A cette question, le ministre a répondu par la présentation des excuses. Appelant ainsi la population à renouer avec l’esprit de la résilience. Encore des sacrifices de la part des consommateurs dont les factures ne cessent d’augmenter en dépit du manque d’électricité dans leurs foyers ou lieux de travail. C’est bien le paradoxe ?
Il en est de même pour la Société Malienne de Gestion d’eau, distributrice d’eau potable. La SOMAGEP faillit également à ses services en alimentant pas les robinets, qui sont le plus souvent sans débit. Il faut se réveiller quotidiennement à 03H du matin, dans certains quartiers de la Rive gauche, pour faire de la réserve d’eau, au risque d’en manquer dès 06 du matin.
Le pardon est-il une solution à la question des délestages ? Cette question Technique, a besoin des réponses techniques. C’est-à-dire, fournir l’électricité aux populations. Mais le ministre a carrément refusé de reconnaitre son incapacité d’y répondre, en préférant demander pardon aux consommateurs. De toute façon, le calvaire des populations continue.
Monoko Toaly
Source : Le Pélican
