Utilité publique, motivation vénale

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L’avènement de la Transition n’a visiblement rien changé d’un problème crucial légué par le régime qu’il a renversé et qui continue d’affecter les Bamakois : le piteux état de voies urbaines jonchées de nids de poules et d’excavations accidentogènes. En effet, la physionomie des chaussées de la capitale est demeurée telle qu’elle était pendant l’ancien régime d’IBK, qui était passé maître dans l’art de détourner les ressources budgétaires annuellement allouées à l’entretien routier. Il va de soi, en définitive, que la persistance du phénomène s’explique aussi par les mêmes pratiques léguées par l’ancien système et peut-être dans les mêmes proportions. Et tout cas, on assiste comme jadis à une fréquence de travaux publics qui aggravent plus les préjudices causés aux usagers qu’ils ne contribuent à juguler le problème. En clair, les déviations imposées par les entretiens de voies urbaines n’ont jamais été aussi abondante mais sans apporter la réponse mettre aux nombreuses interrogations que suscite là question. Elles ont trait notamment à la persistance d’un phénomène pour lesquels des marchés par dizaines de millions de nos francs sont distribués à des particuliers – qui se contentent de bourrer les creux de matériaux que balaye à la moindre érosion pluvieuse. Ça n’est pas tout. Les travaux d’intérêt public abondent également dans l’entretien des caniveaux, si bien que les chantiers sporadiques rétrécissent constamment le passage des véhicules par leurs gênants amas de boue amoncelés le long des chaussées. De quoi éveiller les doutes sur une éventuelle motivation vénale du grand ménage qui défigure les artères de la capitale au détour des travaux d’intérêt public.

Source : Le Témoin

Last Updated on 31/08/2022 by Ousmane BALLO