Mali : l’AMDH dénonce l’assignation à résidence de l’ex Président de la Transition et son PM

L’ancien Président de la transition Bah N’Daw et son Premier ministre, Moctar Ouane sont toujours assignés à résidence. Ils avaient été arrêtés le 24 mai à la suite du second « coup de force » mené par le colonel Assimi Goïta et les militaires restés au pouvoir. Bah NDaw et Moctar Ouane ont pu rentrer chez eux à Bamako le 27 mai. Depuis ce jour, ils sont privés de tout mouvement et de parole. L’association malienne des droits de l’Homme (AMDH) demande leur libération.

Une villa de couleur jaunâtre sise à la cité du Niger est la résidence du Premier ministre Moctar Ouane. À la porte, on aperçoit ce mardi 13 juillet quatre militaires et une voiture de marque “Prado” noire. Les forces de sécurité sur place nous confirment que « c’est bel et bien la résidence de M. Moctar Ouane ». « Mais pour y accéder, il faut un ordre venant de notre hiérarchie’ », ajoutent-elles.

Le gérant d’un kiosque près de la résidence nous indique, sous couvert d’anonymat, que l’ex Premier ministre est dans cette résidence, interdit de tout mouvement. « Je fais des opérations pour M. Ouane. Ses enfants vaquent librement à leurs occupations. Souvent M. Ouane sort pour prendre de l’air »,témoigne notre interlocuteur.

Après la cité du Niger, direction Djélibougou, à la villa « Daoula ». Ici, résiderait l’ancien président de la Transition Bah Ndaw, selon des sources. Mais sur place, un militaire en faction à l’entrée et un autre sur le toit refusent de répondre à nos questions. Un groupe de jeunes assis en face nous affirme que Bah N’Daw est à la base « B ». Mais là également, impossible de faire parler les militaires en poste.

Dans un communiqué l’association malienne des droits de l’Homme a condamné ce lundi la rétention des anciens président et PM en résidence surveillée. L’AMDH a demandé leur libération ainsi que les autres personnes détenues.

Au même moment les populations continuent de subir la loi des groupes extrémistes dans le centre du Mali. Selon la Commission nationale des droits de l’Homme CNDH « des femmes enceintes sont éventrées et des hommes castrés » par ces groupes terroristes. Elle appelle les autorités mettre fin à ces « crimes horribles et abominables ».

Source : Studio Tamani

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