Mali : la COSLCCP et RLD/AFAD réclament l’implication des autorités dans la lutte contre la corruption !

C’est à l’occasion de la semaine nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite lancée le 14 décembre 2020 que la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP) en partenariat avec le Consortium RLD/AFAD, a organisé une journée de sensibiliser autour de la question à la Maison des aînés de Bamako. Au cours de cette rencontre, les organisateurs ont réclamé une grande implication des nouvelles autorités dans la lutte contre la corruption. Cela, à travers la mise en œuvre des recommandations formulées par les acteurs de la lutte contre la corruption et la mise en place d’un cadre législatif pouvant protéger les lanceurs d’alerte.

C’est une journée qui a été initiée par les acteurs de la société civile pour sensibiliser autour des enjeux de la corruption et les milliards de manque à gagner que le Mali enregistre chaque année dû au fléau. A cette cérémonie, l’on notait la présidence des représentants du ministère de la Justice, garde des Sceaux, ceux du bureau du vérificateur général, ainsi que plusieurs acteurs d’autres organisations de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite

Toutefois, la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP) et son partenaire, le Consortium RLD/AFAD, ont lancé des plaidoyers auprès des autorités de la Transition. Il est donc demandé au gouvernement de la transition de mettre en œuvre les recommandations des organisations œuvrant contre la corruption et au Conseil National de Transition (CNT), de renforcer les mesures législatives visant à protéger les lanceurs d’alerte. « Autorités de la transition, la mise en œuvre des recommandations des structures de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite est une exigence ; Au CNT: Améliorons le cadre législatif et réglementaire par l’adoption d’une politique de lutte contre la corruption et d’une loi protégeant les lanceurs d’alerte », pouvait-on lire sur les banderoles.

Selon le représentant du président de la Coalition des organisations de la société civile pour la lutte contre la corruption et la pauvreté (COSCLCCP), Souleymane Dembélé, la Résolution 58/4 du 31/octobre/2003 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a déclaré le 09 décembre de chaque année, Journée internationale de lutte contre la corruption. La Coalition de Lutte Contre la Corruption, avance-t-il, vise à travers cette activité à sensibiliser les populations autour des problèmes de la corruption et le rôle de la Coalition dans la lutte contre celle-ci. « Le Mali devra-t-il le rappeler fait partie des 186 Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption. Cependant, force est de reconnaître que les résultats ne sont pas encourageants. La corruption est un véritable fléau qui sape le tissu économique et social d’un pays et nuit à tous les citoyens, notamment les jeunes. C’est pourquoi une lutte farouche contre la corruption et l’impunité a toujours été sollicitée par les Organisations de la Société Civile maliennes », souligne Souleymane Dembélé, représentant du président du COSCLCCP.

Tout comme lui, le président du Consortium RLD/AFAD, Kalifa Diakité,  a davantage mis l’accent sur l’amélioration du cadre législatif. « Bien que des efforts considérables soient consentis, beaucoup reste à faire pour garantir une lutte implacable contre l’enrichissement illicite et l’impunité. C’est pourquoi le consortium RLD/AFAD œuvre inlassablement pour une amélioration de la législation à travers l’adoption d’une politique nationale de lutte contre la corruption, une lutte implacable contre la corruption »,a-t-il lancé.

Quant au représentant du ministre de la Justice, garde des Sceaux, il a exprimé toute sa reconnaissance aux deux organisations pour avoir initié cette journée. Selon lui, la lutte contre la corruption reste une priorité pour le gouvernement de la Transition et que tout sera mis en place pour mettre en œuvre les recommandations des organisations de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Aussi à travers cette journée, l’ONG AFAD a lancé des séries de compétitions entre les journalistes de la presse écrite, les slameurs et les rappeurs. A la fin des compétitions, trois candidats seront primés dans chaque catégorie.

Amadou Kodio / Afrikinfos-Mali