Attelage du nouveau gouvernement au Mali : ces départements à supprimer

Après la mise en place du bureau de la sixième législature, la démission de l’actuel gouvernement, conformément à l’Accord politique signé le 2 mai 2019, est incessamment attendue. Ainsi, la nouvelle équipe qui sera mise en place devrait être beaucoup plus réduite. Pour ce faire, des départements qui existent actuellement devraient disparaître et d’autres pourraient également être fusionnés.     

Au total, l’actuel gouvernement comprend 38 départements dont trois sans portefeuille, c’est-à-dire des départements délégués. Pour éviter de mettre en place une équipe pléthorique, le président de la République et son futur Premier ministre peuvent bel et bien supprimer ou fusionner certains départements. Cela, pour amoindrir les dépenses et faire face à l’essentiel de l’heure. D’office, le ministère de l’Economie et des Finances devrait être détaché de la Primature. Aussi, le ministère de l’Intégration africaine et celui des Maliens de l’Extérieur pourraient disparaître au profit d’un nouveau département qui pourrait être appelé : ministère des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine.

Le ministère de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté doit être également supprimé et ses missions pourraient être confiées au Département de la Santé et des Affaires sociales. Celui de l’Aménagement du Territoire et de la Population devrait aussi disparaître au profit du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Quant au ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, il devrait être érigé en Commission nationale avec une appellation convenable et mise sous tutelle du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique.

Le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine devrait prendre son ancienne dénomination. Il s’agit du ministère de l’Equipement et des Transports. Ainsi, l’ancien département des Infrastructures et de l’Equipement se verrait naturellementsupprimé. Idem pour le ministère de la Culture, de l’Artisan et du Tourisme.

Par ailleurs, il faudrait détacher le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de celui de l’Education nationale. Aussi, pourrait-il y avoir une fusion entre le ministère de l’Economie numérique et de la Prospective et celui de la Communication. Idem pour le ministère des Domaines et des Affaires foncières et celui de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement social.

Quant au ministère de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entreprenariat national, il devrait être redynamisé et doté d’une vraie politique nationale lui permettant d’assurer efficacement ses missions. Toutefois, le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile devrait carrément disparaître et une Commission nationale chargée des Réformes institutionnelles pourrait être mise en place et rattachée à la Primature. Cette fois-ci, aucun ministère délégué ne devrait figurer dans ce prochain attelage gouvernemental. Enfin, les autres départements pourraient rester comme tels, mais dotés d’une vraie mission et d’une politique nationale à la hauteur des réalités de l’heure.

Ousmane Ballo

Source : Ziré