L’activiste comparaissait, ce lundi matin, 27 juillet 2026, devant la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Bamako pour des faits présumés de menaces et d’injures via un système d’information
La chambre criminelle de la Cour d’Appel de Bamako a examiné ce lundi le dossier judiciaire d’Adama Diarra, plus connu sous le surnom de « Ben le Cerveau ». À l’issue des débats, le parquet a requis une peine de dix ans de prison ferme à son encontre pour des faits présumés de menaces et d’injures commis par le biais d’un système d’information.
L’affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique malienne, porte sur des propos diffusés à travers des plateformes numériques et jugés par les autorités judiciaires comme susceptibles de constituer des infractions prévues par la législation en vigueur.
Selon les éléments du dossier, Adama Diarra est poursuivi pour des déclarations et contenus diffusés dans l’espace numérique. La justice reproche à l’intéressé des faits qualifiés de menaces et d’injures à travers un moyen de communication électronique.
Lors de l’audience, les différentes parties ont eu l’occasion de présenter leurs arguments devant la juridiction, qui devra désormais apprécier les faits reprochés à la lumière des débats et des éléments versés au dossier.
Figure régulièrement présente dans le débat politique et social au Mali, « Ben le Cerveau » s’est fait connaître par ses interventions publiques et ses prises de position largement relayées sur les réseaux sociaux. Ses déclarations sur plusieurs sujets d’actualité nationale lui ont valu une forte visibilité auprès d’une partie de l’opinion.
Son procès intervient dans un contexte où les autorités maliennes accordent une attention particulière à la régulation de l’espace numérique, devenu à la fois un outil majeur d’expression citoyenne et un terrain où peuvent émerger des conflits, des accusations ou des contentieux judiciaires.
Après les réquisitions du ministère public et les observations des différentes parties, la Cour d’Appel de Bamako devra rendre sa décision conformément aux règles de procédure judiciaire, tout en garantissant les droits de la défense.
Cette affaire constitue également un nouveau cas illustrant les enjeux liés à la responsabilité individuelle dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication au Mali.
OB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 27/07/2026 by Ousmane BALLO
