En pleine campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall effectuera une courte visite à Dakar le 17 juillet 2026 afin de rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye. Cette étape intervient alors que la compétition pour la succession d’António Guterres entre dans une phase décisive, marquée par une intense offensive diplomatique auprès des membres influents du Conseil de sécurité.
Après plusieurs semaines de déplacements et de consultations à travers différentes capitales, Macky Sall fera escale à Dakar pour un entretien avec le président Bassirou Diomaye Faye. L’ancien chef de l’État sénégalais a lui-même annoncé cette visite, précisant qu’elle s’inscrivait dans le cadre des démarches entreprises pour soutenir sa candidature à la tête de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, il a indiqué que cette rencontre avec le chef de l’État sénégalais constituait une étape importante de sa campagne diplomatique. Il a également exprimé sa gratitude à Bassirou Diomaye Faye pour cet échange à venir, tout en remerciant les autorités religieuses et coutumières ainsi que les Sénégalais pour les nombreux témoignages de soutien reçus depuis l’annonce de sa candidature.
Macky Sall a toutefois précisé que son séjour au Sénégal sera de très courte durée en raison d’un calendrier international particulièrement chargé. À l’issue de son entretien avec le président Diomaye Faye, il quittera immédiatement Dakar afin de poursuivre ses activités diplomatiques.
L’ancien président a néanmoins assuré qu’il reviendrait ultérieurement pour rencontrer les militants, sympathisants et l’ensemble des citoyens qui l’ont soutenu dans cette nouvelle ambition internationale. Cette visite intervient après une série de rencontres de haut niveau destinées à consolider son soutien au sein de la communauté internationale.
Le 29 juin dernier, Macky Sall s’était rendu à Pékin où il avait été reçu par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi. Quelques jours plus tard, le 2 juillet, il poursuivait sa tournée à Athènes avec des échanges avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le ministre des Affaires étrangères Giórgos Gerapetrítis autour des enjeux du multilatéralisme et de l’avenir des Nations unies.
Le 6 juillet, il a intensifié ses consultations à New York en rencontrant plusieurs représentants permanents auprès de l’ONU, notamment l’ambassadeur de Chine Fu Cong, l’ambassadeur des États-Unis Michael Waltz et l’ambassadeur de France Jérôme Bonnafont. Les discussions ont porté sur sa candidature, la réforme de l’organisation et les défis auxquels fait face le système multilatéral.
La succession d’António Guterres entre dans sa phase décisive
La course au secrétariat général de l’ONU s’accélère alors que le second mandat d’António Guterres arrivera à son terme le 31 décembre 2026. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité doit désormais engager des consultations informelles avant de transmettre à l’Assemblée générale le nom d’un candidat unique. La procédure exige un large consensus, le futur secrétaire général devant obtenir l’approbation des quinze membres du Conseil de sécurité, sans faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie.
Six personnalités sont officiellement en lice pour succéder à António Guterres. Aux côtés de Macky Sall figurent notamment l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations unies María Fernanda Espinosa ainsi que l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett.
La visite de Macky Sall à Dakar revêt une dimension symbolique et politique importante. En sollicitant l’écoute et le soutien des autorités sénégalaises tout en poursuivant ses consultations auprès des grandes puissances, l’ancien président cherche à renforcer la crédibilité de sa candidature au moment où les tractations diplomatiques s’intensifient.
L’issue de cette élection dépendra largement des équilibres géopolitiques au sein du Conseil de sécurité, où chaque soutien peut s’avérer déterminant dans la désignation du futur secrétaire général des Nations unies.
IB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 15/07/2026 by Ousmane BALLO
