Les ressortissants du Mali sont de nouveau soumis à une interdiction d’entrée sur le territoire américain. La décision, annoncée ce mardi 17 décembre 2025, intervient quelques mois seulement après une période d’accalmie diplomatique entre Bamako et Washington, marquée par des ajustements réciproques de positions.
Selon un décret signé par le président Donald Trump le 16 décembre 2025, les États-Unis élargissent les restrictions d’entrée à plusieurs pays, invoquant des impératifs de sécurité nationale. La Maison Blanche évoque notamment des insuffisances en matière de procédures de vérification des voyageurs, de partage d’informations, ainsi que des risques liés au terrorisme et au dépassement de la durée de validité des visas.
La mesure concerne principalement les nouveaux entrants. Les ressortissants des pays visés qui résident déjà aux États-Unis ne sont pas immédiatement affectés, mais pourraient l’être en cas de sortie du territoire américain, selon les précisions contenues dans la proclamation présidentielle.
Au total, sept pays sont désormais frappés par cette décision. Il s’agit du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Soudan du Sud et de la Syrie. À cette liste s’ajoutent le Laos et la Sierra Leone, dont le régime de restrictions passe de partiel à total. Les Palestiniens titulaires de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne sont également concernés.
Pour le Mali et les autres pays classés sous le régime de « ban total », la mesure implique une suspension complète de l’entrée aux États-Unis, tant pour les immigrants que pour les non-immigrants. Toutefois, des dérogations restent possibles au cas par cas, notamment pour des raisons humanitaires, d’intérêt national ou pour certains statuts spécifiques, tels que les détenteurs de cartes de résident permanent (green card) ou de visas délivrés avant l’entrée en vigueur du décret.
Cette nouvelle décision relance les inquiétudes au sein des communautés concernées et ravive les tensions diplomatiques, alors que les autorités américaines réaffirment leur priorité accordée à la sécurité nationale dans la gestion des flux migratoires.
Amadou Kodio/Afrikinfos-mali
Last Updated on 17/12/2025 by Ousmane BALLO

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