Les rites et traditions : nos frères dogons sont-ils des malinkés de montagne ?

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Le Pr Youssouf Tata Cissé ne cessait pas de me raconter son inoubliable voyage ethnographique sur le flanc d’une colline, ou se situe le célèbre auvent de Songo, l’un des lieux les plus sacrés du pays de Badiangara. Les parois de cet auvent longues de plus de vingt mètres et hautes de près de sept mètres sont couvertes de centaines de peintures noires, blanches et rouges symbolisant les grandes étapes de la création selon les dogons : les personnalités mythiques, les animaux sacrés autant de figures de la grande fresque de la cosmogonie et de la mythologie dogon.

Les dogons dont la majorité a émigré du Mandé, voici huit cent ans environ sont ceux qui gardent encore et presque intactes les « choses anciennes » de notre pays.

Nombreuses sont en effet leurs institutions : sociétés des masques, royauté sacrée caractérisée par le célibat des chefs, levée de deuil marquée par le tir à l’arc ( Kala gossi en malinké) et par des danses funèbres exécutées sur des rythmes spécifiques qui restent identiques à celles des malinkés des montagnes et par conséquent à celles du Mandé ancien..

B.CAMARA, Journiste Chercheur

Last Updated on 18/09/2025 by Ousmane BALLO

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