Situation sécuritaire : Des leaders religieux se prononcent

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Le Mali a rarement été aussi armé pour faire face au terrorisme. Malgré cet effort des autorités avec des choix forts opérés, l’insécurité ne recule pas. Selon plusieurs sources, la situation sécuritaire semble se dégrader dans certaines localités du pays.

Depuis deux semaines, les Maliens assistent avec impuissance et avec beaucoup de regret à des attaques terroristes récurrentes, notamment dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et de Mopti.

À Kayes, en plus des forces armées et de sécurité, ce sont des populations civiles qui sont désormais visées par les attaques terroristes. Le nouveau mode opératoire de ces groupes armés terroristes consiste à bloquer les axes routiers. Comme ce fut le cas entre Bamako – Mauritanie (via Nioro du Sahel) ; et Bamako – Sénégal, sans oublier les axes Bamako – Ségou et Bamako – Sikasso.

Cette situation a conduit à des enlèvements de routiers, à des déplacements de populations et à un climat de peur au sein de l’opinion nationale. Face à cette recrudescence nouvelle de la crise sécuritaire, la question du dialogue social refait surface.

Le célèbre prêcheur des ançars, Cheich Cherif Ousmane Madani Haïdara, non moins président du Haut Conseil Islamique du Mali, a rappelé à l’occasion du Maouloud 2025 la nécessité du dialogue. « N’est-ce pas qu’ils ont les avions ? N’est-ce pas qu’ils ont les chars et les fusils ? Est-ce qu’on a la paix ? », s’est-il interrogé.

Le guide des ançars, estime qu’il faut ouvrir la voie du dialogue, mais surtout à améliorer la gouvernance afin de la rendre juste et transparente. « Tant que l’injustice émerge, il ne peut pas y avoir de la paix. Car, Dieu n’aime pas que les droits des pauvres soient bafoués », a-t-il déclaré.

À la suite du Cheich Cherif Ousmane Madani Haïdara, c’est bien au Cheick Oumar Coulibaly alias Farouk, président de l’Association musulmane Iqmaldine d’ajouter : « Les Maliens ont trop souffert de cette crise. Tout a été dit ou fait, mais la souffrance persiste. Nous demandons aux autorités de trouver des moyens pour parvenir à la paix ».

Bien avant ces leaders religieux, certains cadres politiques comme Moussa Mara, aujourd’hui incarcéré, avait aussi plaidé pour le dialogue. « J’ai demandé de négocier avec les groupes terroristes qui sont des maliens. Il y a des pistes que nous n’avons jamais explorées telles que celles du Qatar, de l’Arabie Saoudite et d’autres pays arabes qui arrivent à dénouer des crises aujourd’hui », avait-il proposé.

Au regard de la situation qui prévaut, le dialogue est souvent considéré comme un levier essentiel pour tenter de stabiliser le pays.

Amadou Kodio

Source : Ziré