Football malien : Attention à une nouvelle crise !

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Les internationaux maliens viennent de lancer un bras de fer avec la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) l’accusant de ‘’mauvaise gestion et de manque de vision éclairée’’. Ainsi, les Aigles du Mali menacent de boycotter l’équipe nationale alors que des échéances importantes pointent à l’horizon.

Le risque d’une nouvelle crise au sein du football malien est palpable. Depuis la désillusion face à la Côte d’Ivoire lors de la CAN 2023, l’équipe nationale n’a jamais su se relancer. A cette désillusion s’est rajoutée d’autres contre-performances, notamment en éliminatoire de la Coupe du Monde 2026. Une défaite à domicile contre le Ghana lors de la 3e journée et un match nul décevant contre le Madagascar a enfoncé le clou laissant les Aigles du Mali à la 4e place dans un groupe de six.

Dans la foulée, la FEMAFOOT décide de mettre fin au contrat du sélectionneur Éric Chelle pour manque de résultat. Cependant, les joueurs ne l’ont pas entendu de la même oreille. Quelques jours après, Hamari Traoré et ses coéquipiers ont décidé d’ouvrir toute la plaie afin de faire une thérapie complète. « Si la situation reste inchangée, nous nous réservons le droit de ne pas honorer la sélection et de ne pas participer aux prochains matchs de qualification. Par amour pour le Mali et pour notre pays, nous prenons cette décision délicate, mais nécessaire pour les prochaines générations. Cela doit cesser », ont ainsi tapé du poing sur la table les joueurs maliens.

Cette semaine, la Fédération malienne de football a adressé une correspondance au capitaine pour qu’il vienne s’expliquer devant le Comité exécutif. La fédération a, en effet donné 48 heures à Hamari Traoré pour se présenter. En attendant l’issue de cette rencontre, on peut clairement estimer que le football malien est dans une impasse et que nul ne connaît l’issue exacte des choses.

Éviter le retour en arrière !

Certes, le conflit est dû à plusieurs facteurs, notamment les mauvais résultats. Mais, ce qui est à craindre c’est la gestion intelligente et responsable de cette crise naissante. Car les séquelles d’une crise sont encore présentes dans le football malien et il faudra tout faire pour éviter le retour en arrière. Puisque la crise du football malien remonte à plusieurs années, avec des ramifications profondes. Aussi, cette menace de boycott des joueurs de la sélection nationale fait-elle office d’électrochoc et cela arrive à un moment où des priorités pointent à l’horizon.

L’enjeu est de taille. Les Aigles du Mali ont encore six journées pour tenter de décrocher une qualification historique à la Coupe du Monde 2026. Il faudrait pour cela trouver un compromis, recoller les morceaux, remobiliser la troupe afin de terminer premier sur six équipes de leur Groupe ou bien finir parmi les quatre meilleures deuxième et disputer le dernier ticket, même si le miracle semble impossible. Les prochains matchs sont désormais prévus en mars 2025 contre les Comores puis la République centrafricaine.

Cependant, les éliminatoires de la CAN 2025 approchent à grands pas. Les premières confrontations sont prévues en septembre 2024. Sans nul doute, les joueurs eux-mêmes comme les supporteurs souhaiteraient éviter le scénario catastrophe du boycott d’internationaux. La balle est dans le camp des dirigeants de la Femafoot, mis au pied du mur. Force est de constater que le ministère malien des Sports n’est pas ciblé par le communiqué des joueurs qui d’ailleurs reconnaissent les efforts de l’État dans l’amélioration des infrastructures sportives.

Si la crise perdure dans le football malien, un autre acteur pourrait s’inviter. La FIFA pourrait nommer un comité de normalisation au Mali pour dénouer la crise et gérer les affaires courantes du football malien, comme ce fut déjà le cas en 2017.

Amadou Kodio

Source : Ziré

Last Updated on 27/06/2024 by Elalie Konaté