La croissance en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer pour atteindre 3,8 % en 2024 et se raffermir encore à 4,1 % en 2025, à mesure que les pressions inflationnistes s’estomperont et que les conditions financières s’assoupliront. C’est ce qui ressort d’un rapport de la Banque Mondial, publié ce mois de janvier 2024.
Le document précise que les projections régionales pour 2024 et 2025 ne changent guère par rapport à celles de juin, mais ces agrégats masquent un mélange de révisions à la hausse et à la baisse en fonction des pays. « Alors que la croissance des premières économies de l’Afrique subsaharienne devrait être inférieure à celle du reste de la région, les pays moins pourvus en ressources devraient maintenir un taux de croissance supérieur à la moyenne régionale. Si l’on exclut les trois plus grandes économies, la croissance dans la région devrait s’accélérer, passant de 3,9 % en 2023 à 5 % en 2024, puis se renforcer encore pour atteindre 5,3 % en 2025. Même si, a priori, les exportateurs de métaux se relèveront du recul de leur croissance en 2023, les révisions à la baisse concernent toujours essentiellement ces pays, la faible progression persistante de la demande de la Chine représentant sans doute un frein à l’activité », peut-on lire dans le document.
L’institution financière estime qu’en moyenne, le revenu par habitant en Afrique subsaharienne devrait tout juste augmenter de 1,2 % cette année et de 1,5 % en 2025. « En 2025, le produit intérieur brute (PIB) par habitant d’environ 30 % des économies de la région, totalisant une population de plus de 250 millions de personnes, n’aura pas complètement retrouvé son niveau antérieur à la pandémie (COVID 19). Cela signifie que ces économies auront perdu plusieurs années dans la progression du revenu par habitant », ajoute-elle.
Ismaël Traoré
Source : Le Capital
