Sit-in à l’institut national de santé publique : Les travailleurs exigent le paiement immédiat de 7 mois d’arriérés et les heures supplémentaires

Les travailleurs de l’Institut national de santé publique (INSP) ont tenu, hier, jeudi 23 novembre 2023, un sit-in au sein de leur structure pour inviter la direction à payer leurs primes et indemnités. Au cours de ce sit-in, le Comité syndical de l’INSP exige le paiement immédiat de 07 mois d’arriérés et les 104 jours d’heures supplémentaires du covid-19 voyage qui s’élèvent à 447 450 000 de FCFA. Parmi ce montant, le syndicat reconnait qu’une somme a été payée, mais les « travailleurs ont été sevrés de 57 000000 de FCFA ». En plus de ce sit-in, le comité syndical n’exclut pas d’autres actions plus vigoureuses comme la grève illimitée afin d’avoir gain de cause.

Les bureaux des comités syndicaux de l’INSP (Syndicat national de la santé de l’action sociale  et de la promotion de la famille « SNS-AS-PF » et le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique « SNESUP ») ont convié tous les travailleurs de l’INSP à un sit-in tenu, le jeudi 23 novembre 2023, devant l’INSP. Plusieurs travailleurs ont pris part à ce sit-in. Parmi eux, nous pouvons citer entre autres : Moussa Salif Sidibé, nouveau secrétaire général élu du Comité syndical de l’Institut national de santé publique (INSP) ; Boubacar Samaké, secrétaire d’Etat à l’information du comité syndical SNESUP ; Souleymane Alkamiss Cissé ; Yaya Bolezogola. Au cours de ce sit-in, les syndicats ont exigé l’exécution stricte du décret N°0455 du 10 août 2022 et son rectificatif N°0136 du 24 février 2023 du président de la transition. En clair, le comité syndical veut le paiement immédiat de 07 mois d’arriérés et les 104 jours d’heures supplémentaires du covid-19 voyage qui s’élèvent à 447 450 000 de FCFA. Parmi ce montant, le syndicat reconnait qu’une somme a été payée, mais, les « travailleurs ont été sevrés de 57 000 000 de FCFA ». Dans une déclaration lue par Souleymane Alkamiss Cissé, l’un des responsables du comité syndical, la direction a été invitée à payer les primes et indemnités des travailleurs. « L’Etat a pris un décret et son rectificatif  pour octroyer une prime spéciale au personnel. L’incidence financière du décret se chiffre à 371.925 000 FCFA. Mais la direction, au lieu de demander ce montant, est descendue en dessous pour dire au trésor qu’elle a besoin plutôt de 348 148 000, soit un écart de 23 000 000. Par ailleurs, sur insistance du syndicat, la direction a communiqué un montant de 341.710 000 qu’elle a donné aux travailleurs dans le cadre de la gestion dudit décret. Entre le montant demandé au trésor et celui donné aux travailleurs il y a également un écart de 33.438 000. Cela veut dire au total que les travailleurs ont été sevrés de 57 000 000 de FCFA. A qui profitent donc ces restrictions ? Qui veut torpiller l’INSP et pour quelle fin? », s’interroge Souleymane Alkamiss Cissé. En outre, il a fait savoir que les travailleurs ont effectué des heures supplémentaires à  hauteur de 104 jours que la « Direction refuse de payer au motif qu’elle attend une instruction du ministre de la santé pour s’exécuter. Les heures supplémentaires sont réglementées par la loi et la direction est autonome sur les ressources propres pour agir ». En plus de ce sit-in, le comité syndical n’exclut pas d’autres actions plus vigoureuses comme la grève illimitée pour la satisfaction de ses doléances.

Aguibou Sogodogo

Source : Le Républicain

 

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