Hausse des prix : le Trésor public a consenti un sacrifice de 344 milliards pour soulager les Maliens

«Nous comprenons combien nos populations sont éprouvées par un contexte économique difficile pour l’ensemble des pays du monde. C’est pourquoi, j’ai instruit le gouvernement de prendre des mesures pour contrer l’augmentation des prix des produits de première nécessité. Il faut rappeler que tout ceci intervient dans un contexte de baisse des recettes de l’État due à l’insécurité», a assuré le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, dans son message du nouvel diffusé le 31 décembre 2022.

Aussi,      a-t-il ajouté, pour lutter contre la cherté de la vie qui fragilise davantage les couches les plus vulnérables, «le gouvernement a pris des mesures énergiques destinées à stabiliser les prix et à augmenter le revenu des travailleurs». Des efforts qui ont coûté au Trésor public 344 milliards de francs Cfa.

Ainsi, selon le Chef de l’Etat, il a été accordé des subventions sur l’importation de plusieurs produits, qui ont occasionné des manques à gagner à hauteur de 8 milliards de Fcfa pour le sucre, 3 milliards pour le lait, 1 milliard de Fcfa pour l’huile alimentaire et 132 milliards de Fcfa pour les produits pétroliers. Tout comme l’harmonisation de la grille salariale a entraîné une augmentation de salaire pour les travailleurs d’un coût annuel d’environ 200 milliards de Fcfa.

Cependant, a reconnu le Colonel Goïta, «au regard des résultats mitigés des mesures destinées à contenir les prix, il apparaît clairement que certains acteurs ne jouent pas le jeu de la transparence. C’est pourquoi il me paraît nécessaire d’exhorter à une action globale contre la cherté de la vie, impliquant le gouvernement, les opérateurs économiques et la population. Chacun devra jouer sa partition pour que les sommes importantes mobilisées pour cet objectif ne soient détournées et utilisées à des fins malsaines» !

Naby

Source : Le Matin