Droit et contentieux électoral : une série de formations de l’INFJ à l’endroit des acteurs concernés !

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet UNITAR – INFJ « Renforcement des capacités du système judiciaire et promotion de l’Etat de droit au Mali », l’Institut national de Formation judiciaire (INFJ), a initié une session de formation sur le droit et le contentieux électoral du 21 au 25 novembre 2022. La cérémonie d’ouverture de cette session de formation a été co-présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué et l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali.

Cette formation visait à renforcer les capacités des participants sur le droit et le contentieux des élections et des opérations référendaires. Elle était concentrée sur la place de l’élection en tant que mode d’accession au pouvoir ; la maîtrise du processus électoral ; des règles qui gouvernent les élections ; l’observation électorale et le rôle des médias ; les actes en période pré-électorale et leur contentieux; la conduite du scrutin et le contentieux des résultats des élections.

Une cinquantaine de personnes issues de différentes corporations, notamment les magistrats, les avocats, les acteurs politiques, la société civile, dont les médias ont pris part à la session.

Selon le représentant de l’UNITAR, M. Baya Berthé, cette formation est conçue en tenant compte des principes et des techniques de formation des adultes. Elle utilise des exercices de groupe, des cas pratiques, des simulations et jeux de rôle pour mettre les participants en situation et renforcer leurs capacités pratiques. « Cette formation permettra non seulement de renforcer l’implication des acteurs à toutes les phases du processus électoral, mais aussi à réduire les tensions et prévenir la violence pendant toutes les phases du processus électoral », a-t-il expliqué.

Une série de formations

Toujours selon l’UNITAR, cette cérémonie marque le début d’une série de six sessions de formation destinées, d’une part au barreau avec pour thème l’éthique et la déontologie de l’avocat et d’autre part  aux partis politiques, aux acteurs de médias et à d’autres organisations de la société civile. Car déjà, précise M. Baya Berthé, l’année 2021 a vu la formation de deux cents magistrats et de trois cents officiers de police judiciaire en procédure pénale ; rédaction de jugement ; éthique et déontologie.

« Cette dynamique enclenchée en 2021, s’est poursuivie en 2022 avec la formation de cent magistrats et officiers de police judiciaire en violences basées sur le genre (VBG) ; cent magistrats ; journalistes et agents sociaux sur la minorité pénale et l’enfance en conflit avec la loi ; cinquante greffiers sur les actes du greffe ; deux cents officiers de police judiciaire sur l’éthique et la déontologie ; cent huissiers – commissaires de justice sur les voies d’exécution, les sûretés, l’éthique et la déontologie », a-t-il expliqué.

A ces chiffres, il y a lieu d’ajouter la formation en deux sessions de trente experts-formateurs dans tous les corps de métier de la justice. Ainsi, selon les responsables de l’UNITAR, les sessions de formation qui se sont tenues la semaine dernière et qui vont se poursuivre jusqu’au 16 décembre 2022, concernent cent avocats et deux cents acteurs tous potentiellement impliqués dans le déroulement des élections et le traitement du contentieux électoral dans notre pays.

De son côté, le ministre de la Justice, M. Mamoudou Kassogué a apprécié l’initiative avant de saluer les efforts de l’INFJ, ainsi que l’accompagnement du partenaire. « Le Projet UNITAR, dont les objectifs ont été largement atteints au regard des brillants résultats auxquels nous sommes parvenus depuis son lancement en 2021, est un bel exemple de partenariat qui mérite d’être salué, connu et partagé, en raison de sa souplesse et de son efficacité. A cet égard, je voudrais féliciter toute l’équipe de l’UNITAR pour les résultats obtenus et réitérer mes sincères remerciements au ministère allemand des Affaires étrangères pour avoir accepté de financer le projet », a-t-il déclaré.

Amadou Kodio

Source : Ziré