Dialogue Inter-Maliens : les mains souillées de sang exclues

Le président du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale, M. Ousmane Issoufi Maïga, a animé une conférence de presse, le mardi 20 février 2024 à la Maison de la Presse, sur les missions à lui confiées par les plus hautes autorités du pays.

Le président du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale a rappelé que la mission de la presse consistera à aider le Comité à bien informer, à bien communiquer et à expliquer à l’ensemble de la population l’esprit et la lettre du Dialogue Inter-Maliens tel que souhaité par le Président de la Transition, initiateur du processus, et, sans aucun doute, par l’ensemble des Maliens. Selon l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, ce nouveau processus nécessite l’accompagnement et l’implication de l’ensemble de la presse nationale et internationale, des nouveaux médias et des communicateurs traditionnels dans toute leur diversité.

A ses dires, après l’installation de trois commissions de travail, à savoir : celles consacrées aux Termes de Références, au Règlement Intérieur et à la Communication, ils ont procédé à la constitution de cinq nouvelles commissions thématiques : Paix, Réconciliation Nationale et Cohésion Sociale ; Questions Politiques et Institutionnelles ; Économie et Développement Durable ; Questions Sécuritaires et de Défense du Territoire ; Géopolitique et Environnement International.

Selon M. Maïga, il est demandé à l’ensemble des maliennes et des maliens de se retrouver autour de l’essentiel, la recherche de la paix, la réconciliation nationale, le vivre ensemble, la cohésion sociale. Le Président du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens a expliqué que le Chef de l’Etat a décidé qu’il faut que les maliennes et les maliens se retrouvent dans toutes leurs diversités, dans toutes leurs composantes pour parler de paix, de réconciliation, de développement, de vivre ensemble en tenant compte aussi de la situation géopolitique internationale.

« Il s’agit de comment nous pouvons sortir de ces crises répétitives qui sont devenues cycliques, le terrorisme, le banditisme, le narcotrafic. Il s’agit de permettre à toutes nos populations de proposer des solutions endogènes qui nous permettront d’éradiquer tous ces phénomènes », a noté l’ancien Premier ministre, qui a ajouté ce qui suit : « Dans toutes les contrées, il y aura le dialogue. Les maliens vont se parler, mais ceux-là qui ont pris des armes contre leur pays, qui ont disparu, qui sont poursuivis par la justice, Amadou Kouffa, Iyad Ag Ghaly et autres leaders de la CMA doivent se mettre à la disposition de la justice de leur pays.

En tout état de cause, il appartient aux populations de décider de ce qui va arriver aux uns et aux autres. Il s’agit de comment nous pouvons nous parler, nous réconcilier entre nous sans arme pour le développement endogène de notre pays. Nous devons tourner la page de ces moments difficiles, de crises pour revenir autour de la table, sous l’arbre à palabre, sous le Toguna, dans le vestibule pour échanger et dire la vérité les yeux dans les yeux et demander pardon les uns aux autres ».  Selon lui, ce dialogue se structure autour des grandes préoccupations des maliens et des maliens.

Adama BERTHE

Source : Rédaction du Mali

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