Mali : discours du président de l’ASSEP lors du lancement de la formation sur les techniques de productions sensibles à la cohésion sociale…

Sous la présidence de Me Harouna Mamadou TOUREH, ministre de l’Économie Numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration, l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) a lancé, ce 03 Novembre 2022 au CICB, une session de formation sur « les techniques de productions sensibles à la cohésion sociale et les responsabilités de la presse en période de crise ». Voici l’intégralité du discours du Président de l’ASSEP, M. Ousmane DAO !

C’est pour moi un grand plaisir de vous adresser mes vifs remerciements pour l’honneur que vous faites à la presse en répondant à notre invitation. Ce, en dépit de vos agendas que nous savons, du reste, bien chargés. Les confrères ici présents s’en réjouissent tant par ce geste, vous témoignez de tout l’intérêt que vous accordez à notre profession.

Pour rappel, la démocratie, en libérant la parole, a donné un coup de fouet aux initiatives créatrices qui ont doté le Mali d’un parc médiatique unique en son genre.

À ce titre, le Mali a fait figure de pays précurseur tant dans la liberté d’expression et de création de journaux que dans la démonopolisation à outrance des ondes.

Toutes choses qui ont conféré à la presse malienne, une place prépondérante sur la scène nationale et internationale. Pour conduire la presse à cette loge, des acteurs ont sans doute ensemencer les graines d’une presse dont la conduite responsable nous incombe aujourd’hui.

Au nombre de ces précurseurs, un devoir de reconnaissance m’invite à remercier l’accompagnement constant de certains membres fondateurs et prédécesseurs à la présidence de l’ASSEP comme Sadou Abdoulaye Yattara, Hameye Mahamane Cisse, Aly Diarra, Tiegnoum Boubeye Maiga, Macoro CAMARA, Belco Tamboura, Sambi Touré, Dramane Aliou Koné, Bassidiki TOURE, et Boubacar KANTE, Feu Birama FALL malheureusement arraché à notre affection. Que notre prière pour le repos éternel de son âme soit exaucée du Tout-Puissant.

Illustres confrères, nous vous donnons l’assurance de bien tenir le flambeau en jouant pleinement la mission d’information et de formation dans les règles qui sous-tendent l’exercice de notre profession.

Monsieur le Ministre, distingués invités, chers confrères

La presse écrite malienne est un secteur extrêmement dynamique et varié du paysage médiatique national. On dénombre de nos jours plus de deux cent trente (230) publications dont des quotidiens, bihebdomadaires, hebdomadaires, bimensuels et périodiques divers.

Le secteur revêt ainsi une importance capitale à cause d’une part, de son considérable impact inévitable sur le comportement des populations et sur la vie politique, économique et sociale, et d’autre part sur la création des emplois et son concours inestimable au droit du public à l’information.

La presse, en dépit des épreuves qui affectent dangereusement ses ressources, consent d’énormes sacrifices pour donner un contenu à la démocratie malienne, apportant ainsi sa brique à l’exaltante œuvre de construction nationale.

Pour ce faire, le renforcement des capacités des porteurs de la plume dans des domaines spécifiques comme, « les techniques de productions sensibles à la cohésion sociale et les responsabilités de la presse en période de crise », restent au cœur des préoccupations de notre faitière. Pour nous, cette vision participe de l’expression responsable des vertus de patriotisme.

Un registre dans lequel, il est fort à souhaiter que chaque acteur du pays joue sainement sa partition. C’est le lieu pour moi de remercier les partenaires de la presse au premier rang desquels, le chef de notre département de tutelle, Me Harouna Mamadou TOUREH.

Comment ne pas nous réjouir des efforts consentis par ses soins pour l’amélioration sensible des conditions de vie et de travail des journalistes. Son implication personnelle dans le processus de relecture de nos textes dont l’adoption est unanimement attendue par les professionnels de notre secteur, milite en faveur de son engagement pour une presse responsable au service de la nation.

Dans la même dynamique , nous retenons de vos acquis, la mise en place récente de la commission en charge, les semaines à venir, de plancher sur la répartition de l’aide à la presse. Une disposition à laquelle, on s’en voudrait de ne pas prendre en compte l’oreille attentive que vous prêtez à une possible aide spéciale, entendu que vous mesurez a sa juste proportion la précarité qui fait le quotidien dans les rédactions depuis le retard cumulé dans la mise à disposition annuelle de la traditionnelle aide.

Par ces actes, vous traduisez la volonté des plus hautes autorités de la Transition qui s’accorde à devoir à la presse, la place qui lui revient à l’architecture d’une nation soucieuse de se prévaloir d’une démocratie avérée. Point n’en faut pour nous amener à mieux fourbir nos armes pour qu’ensemble, on relève les défis multiformes de l’heure.

La présente cérémonie dont l’honneur vous revient de présider donne le ton de l’organisation de plusieurs activités s’inscrivant les unes autant que les autres à outiller les acteurs à mieux s’acquitter de leur mission au profit de la cohésion sociale tout en élevant leurs responsabilités à conjurer le démon de la crise dans notre pays.

Je ne saurais terminer mes propos sans devoir une fière chandelle à ces partenaires dont l’accompagnement restera déterminant dans l’atteinte de nos objectifs déclinés en plan d’action stratégique.

Vive la plume habile et fertile au sein d’une presse épanouie dans une nation où la liberté de presse est reconnue et garantie !

Je vous remercie de votre attention !