Economie : les commerçants font grise mine à l’approche de la fête d’Aïd El Fitr

Les rayons des magasins n’ont pas fait le plein de clients, loin de là, Alors que la proximité de la fête est traditionnellement un temps fort d’engranger un maximum de recettes.

C’est une vraie déception. Les soldes n’ont pas permis aux boutiques de la capitale de retrouver leurs niveaux d’activité espérés. À l’approche des fêtes et dans un climat de morosité ambiante, les commerçants ont du mal à atteindre leur chiffre d’affaires. En ce deuxième jour de la semaine et à moins d’une semaine de la fête sanctionnant la fin d’un mois lunaire d’abstinence, les enseignes ne font pas le plein. La situation est catastrophique à l’approche de l’Aïd El Fitr. «La fréquentation est faible, cette année ne ressemble pas à celles d’avant», se désole Gaoussou Coulibaly qui nourrit l’espoir que les gens viendront à la dernière minute pour faire leurs emplettes.

Assitan Bah, vendeuse de bazin et wax n’ose pas regarder son chiffre d’affaires. «On est déjà quatre voire cinq jours de la fête, on ne rattrapera jamais ce que l’on devait faire au départ», regrette –t-elle.

Évidemment, la première cause citée est la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. « Les clients sont très attentifs aux prix, on voit bien qu’ils ont des problèmes de pouvoir d’achat, ils ne font que des achats utiles, rarement des achats de plaisir», explique le gérant d’une boutique de prêt-à-porter qui se déclare optimiste pour les prochains jours. En espérant que les salaires notamment du secteur privé tombent d’ici là.

Les magasins alimentaires n’ont pas aussi tiré leur épingle du jeu. «La baisse du niveau d’activité s’explique cette année par la hausse vertigineuse des produits alimentaires ». L’inflation constatée au mois de mars dans les magasins a été un avant-goût de ce qui allait attendre les consommateurs maliens. Pâtes, huile, farine, sucre… Tous ces produits ont coûté plus cher. La guerre en Ukraine a amplifié un phénomène déjà fort de progression généralisé des cours du pétrole, du gaz, des céréales, des huiles, du transport, dans un contexte de précarité qui est le résultat d’un enchaînement d’évènements  – insécurité, chômage, entre autres – qui ont débouché sur des situations de fragilisation économique, sociale et familiale.

Fani

Source : L’Informateur

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