CHAN : Le Mali échoue encore en finale 

La finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations a opposé hier la meilleure attaque, le Maroc et la meilleure défense, le Mali. La rencontre a tourné à l’avantage de la meilleure attaque. Ce dimanche soir au Stade Ahmadou Ahidjo, les Lions de l’Atlas ont battu les Aigles 2-0 pour devenir la première équipe à conserver son titre dans l’histoire de la compétition. Le match commence timidement. Pour ce show final du Championnat d’Afrique des Nations, Cameroun 2020, les équipes sont en alerte et les occasions se multiplient d’un côté comme de l’autre. Cinq minutes de jeu et déjà Issa Samaké est le premier averti dans ce match après une faute sur Rahimi. A la 20e minute, la frappe du droit de Rahimi pousse Djigui Diarra à se détendre pour sauver le ballon. Les deux équipes se séparent sur un score vierge et reviennent avec de nouvelles ambitions un quart d’heure plus tard.

La deuxième période est toute aussi animée. L’attaquant des Aigles, Moussa Koné rate son face-à-face avec le gardien marocain (64è min). Dans la foulée, le Mali se fait surprendre à avec un but de Soufiane Bouftimi. Le corner de Namsaoui venu de la droite trouve le défenseur central du Maroc qui saute plus haut et pique une tête qui trompe Djigui Diarra (69è min). Une ouverture du score qui permet aux Lions de se déployer et de gagner en confiance. Le Maroc marque le but du break 10 minutes plus tard sur un nouveau corner. Même situation, côté gauche cette fois-ci. En renard de surface, Ayoub El Kaabi envoie le ballon au fond des filets (79è min). Le Mali perd pied et en fin de rencontre, Issaka Samaké marche sur la cheville de Mohamed Ali et prend un deuxième carton jaune, synonyme d’une expulsion. Le Mali termine la partie en infériorité numérique. Jusqu’à cette finale, le Mali n’a concédé qu’un but. Les Aigles terminent donc la compétition avec un bilan de deux victoires, trois nuls, une défaite, trois buts marqués, trois buts encaissés. Le Mali perd sa deuxième finale après celle de 2016.

Ladji M. Diaby

Source : L’Essor