Dette intérieure de l’Etat : les fournisseurs réclament plus de 33 milliards de FCFA

L’Association des fournisseurs et opérateurs économiques du Mali (AFO-AFE) exige le paiement du reliquat de la dette intérieure du Mali dont le montant s’élève à plus de 33,8 milliards de F CFA d’ici la fin de l’année. C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par les responsables de l’AFO-AFE la semaine dernière dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM).  De l’avis des conférenciers, le payement de cette dette contribue à la relance économique après la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012.

Cette conférence de presse était animée par Adama Diakité, président de l’AFO-AFE, qui avaient à ses côtés, Check Oumar Thiam, porte-parole de l’AFO-AFE ; Lassana Diarra et Mohamed Bah, respectivement vice-président et secrétaire général de ladite faîtière des commerçants détaillants du Mali.

Le feuilleton qui oppose le ministre de l’Economie et des Finances aux opérateurs fournisseurs de biens et matériels l’Etat continue de plus belle. Les créanciers de l’Etat se sont déjà constitués en bloc pour mener un combat sans modération contre ceux qui, selon eux, les méprisent, veulent se faire entendre dans les jours à venir.

De l’avis de Check Oumar Thiam, porte-parole de l’AFO-AFE, le paiement de cette dette avait été entamé par l’ex-ministre des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko et poursuivi par son successeur, Mamadou Igor Diarra. Mais, a-t-il déploré, le processus sera interrompu avec l’arrivée de Boubou Cissé à l’hôtel des Finances en 2017. Toutefois, avec ce dernier, il y a eu un paiement restreint qui été fait.

Depuis lors, cette dette intérieure tarde à être payée. Jusqu’à preuve du contraire, on a eu des contraintes, ça nous empêche de faire des ballotages. «On est en train de se rassembler pour aller réclamer notre argent. On est en train de voir avec le gouvernement en place. On a des rendez-vous, on a fait des demandes d’audience avec certains ministres, y compris le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre de la Justice ; le ministre de l’Industrie et du Commerce ainsi que le président du patronat », a-t-il expliqué.

Selon M. Thiam, le montant à payer s’élève à 33,8 milliards de FCFA pour plus de 3 600 créanciers sur toute l’étendue du pays.

De son coté, Moulaye Kéita, entrepreneur et membre du Conseil National de la Transition (CNT), il a souligné que le dossier est suffisamment avancé au niveau du nouveau gouvernement et que bientôt les responsables de l’AFO-AFE seront reçu par les ministres qui, de son avis, ont décidé de prendre ce dossier à bras le corps. Aujourd’hui, a-t-il fait savoir, le dossier a atterri au niveau du Budget qui attendait la mise en place du CNT pour les autorisations des lignes budgétaires. Aussi, le problème sera bientôt examiné au niveau de la commission Finances du CNT. Selon Moulaye Kéita, le secteur du commerce constitue la locomotive du pays et il faut attirer l’attention des nouvelles autorités qui ont décidé de résoudre le problème.

A O

Source : Ziré