Le Mali vient de franchir un cap stratégique dans sa lutte contre les changements climatiques. À travers un atelier national consacré à l’implémentation de l’Article 6 de l’Accord de Paris, le pays pose les jalons d’un marché carbone opérationnel, appelé à devenir un levier clé de financement vert et de développement durable.
Organisée du 7 au 10 avril 2026 par l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD), avec l’appui du Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali (PRDT-Mali), cette rencontre a permis de présenter les livrables 4, 5 et 7 tout en renforçant les capacités des acteurs nationaux sur les mécanismes liés au marché carbone.
Réunissant des représentants du secteur public, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers, l’atelier avait pour ambition de créer un cadre de concertation autour des conditions nécessaires à la mise en place d’un système efficace d’échange de crédits carbone au Mali.
Durant trois jours, les participants ont approfondi leur compréhension des mécanismes de fonctionnement du marché carbone ; des propositions de cadres juridiques et institutionnels ; des opportunités de financement climatique ; et des outils de gouvernance, de suivi et d’évaluation.
Cette dynamique vise à doter le pays d’instruments crédibles pour valoriser ses efforts de réduction des émissions et de restauration des terres, tout en attirant des investisseurs sensibles aux enjeux climatiques.
Un levier pour mobiliser des financements innovants
L’initiative s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de l’Article 6 de l’Accord de Paris, qui offre aux États des mécanismes de coopération pour échanger des réductions d’émissions et accéder à de nouvelles sources de financement.
Pour le Mali, ce dispositif ouvre la voie à une mobilisation accrue de ressources innovantes, à l’essor des investissements verts et à l’accélération de la transition vers un développement durable inclusif.
Au-delà de l’enjeu environnemental, le futur marché carbone malien pourrait devenir un outil économique stratégique, capable de soutenir la restauration des terres dégradées, de renforcer la résilience des communautés et de créer de nouvelles opportunités pour les acteurs locaux.
Un signal fort pour l’avenir
À travers cette étape, le Mali confirme sa volonté de s’inscrire dans les standards internationaux de gouvernance climatique et d’explorer des solutions modernes face aux défis environnementaux.
Cette avancée traduit un engagement fort en faveur d’un avenir plus résilient, respectueux de l’environnement et générateur d’opportunités économiques durables.
IT / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 10/04/2026 by Ousmane BALLO
