Le Centre de formation pratique forestier (CFPFT) Colonel Jean Djigui Keita a célébré, le 24 février 2026, la Journée mondiale des zones humides (JMZH). Placée sous le thème « Les zones humides et le savoir traditionnel : célébrer le patrimoine culturel », cette édition a mis l’accent sur l’apport des connaissances locales dans la gestion durable des écosystèmes.
Organisée par la Direction générale des Eaux et Forêts (DGEF) en partenariat avec Wetlands International – Bureau régional Sahel (WISO), la rencontre a rassemblé près d’une centaine de participants, principalement des apprenants du centre. L’objectif affiché était de sensibiliser et mobiliser les futurs professionnels forestiers autour des enjeux liés à la protection des zones humides au Mali.
La cérémonie officielle a enregistré la présence du Directeur général adjoint des Eaux et Forêts, le Colonel-major Boubacar Sidiki Maïga, ainsi que du Directeur régional Sahel de Wetlands International, le Dr Karounga Keita. Leur participation a illustré l’engagement des autorités nationales et des partenaires techniques en faveur de la préservation de ces milieux naturels, essentiels à la biodiversité, à la régulation des ressources en eau et aux moyens de subsistance des communautés.
Le thème retenu cette année a mis en avant le rôle central des savoirs traditionnels dans la conservation. Au-delà des approches scientifiques, les pratiques culturelles et les mécanismes communautaires transmis de génération en génération constituent des outils précieux pour une gestion durable des zones humides.
Moment phare de la célébration, un concours de posters thématiques a opposé trois classes du centre : la 4e année TEF, la 2e année ATEF et la 3e année TEF. Chaque équipe devait présenter une définition des zones humides, expliquer leur importance écologique, économique et sociale, identifier les menaces auxquelles elles sont confrontées au Mali et formuler un message de sensibilisation.

Les travaux ont été salués par le jury pour leur qualité, avec des notes comprises entre 14 et 16 sur 20. À l’issue des délibérations, la 3e année TEF, surnommée « Les Gardiens de la Nature », a décroché le premier prix, devant la 2e année ATEF et la 4e année TEF. La proclamation des résultats a donné lieu à un moment d’enthousiasme, marqué par la fierté collective des lauréats.
Au-delà de la compétition, la journée a permis aux étudiants de démontrer leur compréhension des enjeux majeurs liés aux zones humides : rôle écologique, importance économique pour les communautés et menaces telles que la pollution, la déforestation ou les pressions climatiques. Ils ont surtout su établir un lien entre ces défis et la nécessité de valoriser les savoirs traditionnels dans les stratégies de protection.
À travers cette initiative, la DGEF et Wetlands International Sahel réaffirment leur volonté de renforcer la sensibilisation des jeunes professionnels, de promouvoir la conservation des sites Ramsar au Mali et d’encourager l’intégration des connaissances traditionnelles dans les politiques environnementales.
Dans un contexte de défis écologiques croissants, cette édition 2026 démontre qu’une approche participative et pédagogique peut contribuer efficacement à la protection des zones humides, patrimoine naturel vital pour le Mali et l’ensemble du Sahel.
OB / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 25/02/2026 by Ousmane BALLO

Mining Ethereum vs Ethereum Classic: What’s Better https://dropeth.surge.sh