En vue de contribuer à la prévention des violences basées sur le genre et à l’amélioration de la protection des aide-ménagères à Bamako, à travers des dialogues communautaires inclusifs, dans le cadre du projet Horizon Espoir, le vendredi 13 février 2026, l’Association pour la Défense des Droits des Aide-ménagères (ADDAD-Mali) avec l’appui financier du Royaume des Pas Bas, était au Centre d’Ecoute Communautaire de Banconi-Plateau, pour un dialogue communautaire.
Le représentant du chef de quartier de Banconi-Plateau, M. Sory Diallo a invité les participants à mette en pratique l’ensemble des leçons apprises au cours de ce dialogue communautaire. Selon lui, il est important de soutenir ces couches vulnérables. Cette occasion a été une opportunité pour lui d’inviter les femmes qui sont des piliers importants de la société à se donner la main pour faire face aux différents défis. Le responsable du Centre d’Ecoute Communautaire de Banconi-Plateau, M. Lamine Coulibaly a remercié l’ADDAD-Mali et son partenaire financier, le Royaume des Pas Bas, pour cette initiative qui permet de trouver des solutions à des difficultés quotidiennes dont font face les aide-ménagères. Il a rassuré l’ADDAD-Mali de l’accompagnement du Centre d’Ecoute Communautaire de Banconi-Plateau pour la réussite de cette initiative. Amadou Doumbia de l’ADDAD-Mali a précisé que leur Organisation a pour objectif de de défendre, promouvoir et protéger les droits des aide-ménagères et valoriser le métier d’aide-ménagère en vue d’améliorer leurs conditions de vie et de travail tout au long de leur parcours migratoire. Il a expliqué qu’elle est aujourd’hui présente dans dix pays de la sous-région Ouest Africaine : Mali, Burkina, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Sénégal, Gambie, Ghana et la Mauritanie. Salimata Samaké de l’ADDAD-Mali a souligné que l’ADDAD a été créée par les aide-mégères elles-mêmes pour défendre leurs droits. A ses dires, celles qui passent par l’ADDAD sont régies par des contrats en bonne et due forme. La chargée de protection à l’ADDAD-Mali, Mme Gnamé Bagayogo a rappelé que malgré l’existence de cadres juridiques nationaux, de services de prise en charge et les centres d’écoutes communautaires et d’autres mécanismes de protection, les jeunes filles migrantes aide-ménagères connaissent peu leurs droits, rencontrent de nombreuses barrières sociales, culturelles et institutionnelles, et recourent très peu aux services de santé sexuelle et reproductive (SR-PF), de protection et d’assistance psychosociale et le manque de dialogue entre acteurs limite la prévention, la dénonciation et la prise en charge effective des cas. Selon Mme Gnamé Bagayogo, face à ces constats, l’ADDAD, en collaboration avec les centres d’écoutes communautaires, a initié des dialogues communautaires afin de créer des espaces inclusifs d’échange et de concertation entre les différents acteurs (leaders communautaires, employeurs, logeuses, jeunes, hommes et femmes, structures de protection), dans l’objectif de favoriser une compréhension commune des enjeux, de renforcer la prévention des VBG et de promouvoir la protection et les droits des aide-ménagères. Elle trouve qu’il faut assurer des conditions de vie et de travail décentes aux aide-ménagères.
Mme Sangaré Djénéba Guindo de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de la Commune I du District de Bamako a insisté sur le rôle que jouent les aide-ménagères dans les familles. Selon elle, elles doivent être traitées sur le même pied d’égalité que l’ensemble des membres de la famille.
Tougouna A. TRAORE
Source : La Rédaction du Mali
Last Updated on 16/02/2026 by Ousmane BALLO
