La Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG) de Bamako a servi de cadre pour un atelier de formation sur le leadership patriotique des jeunes dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Une initiative de la Coordination des Femmes Leaders de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui vise à préparer les esprits aux défis qui s’imposent aux trois pays.
‘’Leadership patriotique comme solution aux maux africains’’, était le thème central de cette formation de trois jours, soit du 29 au 31 Juillet 2025. Il s’agissait pour la Coordination, en collaboration avec le cabinet Eretz Leader basé à Ouagadougou (Burkina-Faso), de mieux préparer la jeunesse de l’AES à relever les nombreux défis qui se posent à la Confédération des Etats du Sahel (AES)
En plaçant la jeunesse au cœur des politiques et projets de l’AES, la Présidente en exercice de la Coordination des Femmes Leaders de l’AES (CFL-AES), Mme Binta Diallo, a appelé les peuples du Sahel à assumer pleinement leur souveraineté. « L’heure n’est plus de calquer les schémas venus d’ailleurs », a-t-elle dit. « Nous sommes réunis dans un contexte régional inédit. Les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont amorcé un processus de refondation historique. Cette dynamique est portée par une rupture assumée avec les modèles postcoloniaux, dont l’échec à répondre aux aspirations profondes de nos populations est désormais manifeste. Il ne s’agit plus de calquer des schémas venus d’ailleurs, mais de puiser dans nos traditions, nos cultures, nos valeurs communautaires, les fondations d’une gouvernance renouvelée, authentique et souveraine », a-t-elle déclaré.
Elle précisera que dans cette phase décisive, la jeunesse constitue la clé de voûte de notre projet de société. « La jeunesse du Sahel n’est pas en quête d’assistanat. Elle est en quête de sens, d’ancrage, et d’outils pour transformer notre espace commun. C’est pourquoi nous avons choisi d’investir dans la formation de 500 jeunes étudiantes et étudiants, qui recevront à l’issue de ces trois jours une attestation de participation, mais surtout une vision, un cap. Le moment est venu d’assumer pleinement notre souveraineté. Cela passe par une élite nouvelle, enracinée dans ses valeurs, armée de compétences, et portée par une conscience historique de son rôle dans la construction d’un développement véritablement africain, résilient, et décolonisé », a-t-elle martelé lors de la cérémonie d’ouverture.
Pour sa part, le responsable du cabinet Eretz Leader, Dr Fernand Djehe, il a tenu à préciser que la formation en Leadership Patriotique n’est pas un appel à l’activisme de rue. Encore moins une opportunité de lancement vers une carrière politique. « Elle n’a rien à voir avec les jeux politiciens, les luttes de pouvoir ou les intérêts partisans. Elle forme plutôt des bâtisseurs de Nation », a-t-il ajouté.
Il s’agit, selon le cabinet, de préparer des femmes et des hommes capables de transformer leur environnement par leur intégrité, leur vision, leur sens du devoir et leur amour pour la patrie. « Elle forme des citoyens lucides, enracinés, productifs, et engagés dans l’élévation de leur peuple, quelle que soit leur position sociale ou professionnelle. Ce n’est pas une formation pour protester. C’est une formation pour proposer. Pas pour contester, mais pour construire. Pas pour parler fort, mais pour agir juste », insiste Dr Fernand Djehe
Pépin Narcisse LOTI / Afrikinfos-Mali
Last Updated on 04/08/2025 by Ousmane BALLO

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