SahelUp/Positive Network for Change: une initiative de Sahel Institute pour échanger sur la paix, la gouvernance et la démocratie

à la une Actualités Au Mali En afrique Flash infos Infos en continus Politique

Sahel Institute for Democracy and Governance (l’Institut sahélien pour la Gouvernance) a organisé, le 17 mars 2023 à son siège, une activité dénommée ‘’SahelUp : Positive Network for Change’’. Il s’agissait surtout de partager les visions et les missions de l’Institut avec des hommes de médias et des acteurs des organisations de la société civile afin d’atteindre les objectifs globaux qui sont la consolidation et la promotion de la bonne gouvernance et une démocratie solide, inclusive et participative, à travers l’instauration d’un climat de paix, de sécurité et du vivre ensemble.

Ce fut un moment de découverte et de soutien à Sahel Institute for Democracy and Governance (l’Institut Sahélien pour la Gouvernance), dirigé par M. Moussa Kondo. Engagé sur le chantier de la paix, la promotion de la bonne gouvernance et de la consolidation de la démocratie dans le Sahel, l’Institut, selon son directeur Pays, Moussa Kondo, a ouvert ces portes à Niamey au Niger.

Dans un communiqué de presse, l’Institut rappelle que cela fait dix ans depuis le début de cette nouvelle phase d’insécurité socio-politique au Mali et dans le Sahel avec l’attaque d’Aguelhok faisant plus de 150 militaires en janvier 2012. « De cette date à aujourd’hui, en lieu et place de circonscrire le conflit, la violence, la peur et l’exode des populations qui se sont exportés dans d’autres régions du Mali, ont aussi atteint le Niger et le Burkina Faso, ainsi qu’une grand partie des régions du nord du Togo, du Bénin et la frontière sénégalaise, avec actuellement de nombreuses attaques dans la région de Kayes », peut-on lire dans le communiqué.

Le document précise aussi que c’est dans ce contexte que la transition politique, mise en place après le coup de force du 18 août 2020, à procéder à des réformes pour plus de transparence, de pertinence afin que les nouvelles lois répondent aux attentes des citoyens pour consolider les institutions démocratiques et promouvoir les bonnes pratiques. « Pour atteindre ces objectifs tellement importants et cruciaux pour notre pays en phase avec son histoire, la société civile doit être mobilisée pour la mise en œuvre continue des activités d’information / formation ; sensibilisation / éducation civique en français et dans les langues nationales, pour une appropriation véritable de la gouvernance et de la démocratie par les citoyennes et les citoyens du Mali », ajoute-t-il.

Selon l’Institut sahélien pour la Gouvernance, la mauvaise gouvernance, ainsi que l’aliénation et l’amertume qu’elle suscite sont un facteur majeur d’extrémisme violent. « Lorsque les citoyens sont marginalisés, les services publics sont limités et que la corruption est endémique, l’extrémisme peut facilement prendre racine », souligne-t-il.

Dans son intervention, ChahanaTakiyou, président du Conseil d’Administration de  l’Institut sahélien pour la Gouvernance, s’est dit très heureux de travailler avec M. Kondo qu’il qualifie de jeune compétant et utile pour le pays. « Nous sommes là pour aider le Mali dans le cadre de la bonne gouvernance ; droits des hommes et consolidation de la démocratie », a-t-il souligné.

Quant à Mme Erin Sutherland, attachée culturelle à l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, elle a rappelé que son pays investit beaucoup dans les projets développement au Mali. « Je salue Moussa Kondo pour tout ce qu’il fait pour le Mali », a déclaré Moussa Mara, ancien Premier ministre. Pour lui, au-delà de l’image que l’on colle au Mali, beaucoup de bonnes choses s’y passent. Des choses, selon lui, qui sont faites par les jeunes.

Aujourd’hui, Moussa Kondo, à travers son institut, estime qu’assurer une bonne gouvernance et une démocratie solide, inclusive et participative, est synonyme de l’instauration de la confiance entre l’État et les communautés particulièrement celles marginalisées. Cela, pour donner la priorité à la responsabilité de l’Etat, lutter contre la corruption et garantir la justice sociale et particulièrement dans le secteur de la sécurité.

Ousmane BALLO / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 20/03/2023 by Ousmane BALLO