Situation budgétaire au premier trimestriel 2024 : un déficit de 153,998 milliards de FCFA

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Durant le premier trimestriel 2024, les recettes recouvrées se chiffrent à 519,147 milliards de FCFA, contre des dépenses évaluées à 673,145 milliards de FCFA. Ainsi, le déficit s’élève à 153,998 milliards de FCFA. C’est ce que l’on retient de la Situation d’exécution trimestrielle des recettes et des dépenses du budget général de l’année 2024.

Dans un rapport compilé publié le 29 Mai 2024 le Ministère de l’Économie et des Finances nous renseigne que durant le premier trimestriel 2024, les recettes ont été recouvrées à hauteur de 519,147 milliards de FCFA contre 396,460 milliards de FCFA et 429,973 milliards respectivement au 31 mars 2022 et au 31 mars 2023.

Quant aux dépenses, il précise qu’elles ont été exécutées à hauteur de 673,145 milliards de FCFA contre 323,373 milliards de FCFA et 641,546 milliards de FCFA respectivement au 31 mars 2022 et au 31 mars 2023.

S’agissant du déficit, il est de 153,998 milliards de FCFA contre un excédent de 73,087 milliards de FCFA et un déficit de 211,572 milliards de FCFA à la même date respectivement en 2022 et 2023.

Recettes du budget général

En ce qui concerne les recettes du budget général, le rapport note qu’au 31 mars 2024, les recettes recouvrées au titre du budget général s’élèvent à 519,147 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 22,92%. « Sur ce montant, le recouvrement des recettes fiscales nettes et non fiscales s’établit à 513,425 milliards de FCFA, soit un taux de recouvrement de 23,62% par rapport aux prévisions de l’année 2024 et ce montant recouvré constitue 98,90% du montant total recouvré au premier trimestre 2024. Quant au reliquat des recouvrements au 31 mars 2024, il est constitué uniquement des dons-projets recouvré à hauteur de 5,722 milliards de FCFA. En comparaison au niveau du recouvrement des recettes du budget général à la même date en 2022 et 2023, le niveau de réalisation en 2024 ressort nettement supérieur », ajoute le rapport.

Dépenses par nature économique

Quant aux dépenses par nature économique, il ressort des données qu’à partir du 31 mars 2024, les crédits liquidés au titre du budget général s’élevaient à 673,145 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 22,83%. Ce niveau d’exécution, précise le rapport, se décompose en dépenses ordinaires et en dépenses en capital dont les crédits de paiement (CP) sont liquidés respectivement à hauteur de 25,82% et 12,23%. « Par comparaison à la liquidation à la même date en 2022 et 2023, le niveau de la liquidation globale de 2024 est supérieur à ceux de 2022 et de 2023 en valeur nominale. Cependant, en valeur relative, il est supérieur à celui de 2022 et inférieur à celui de 2023. Il en est de même pour la liquidation des dépenses ordinaires. Cependant, pour les dépenses en capital, la tendance est à la hausse en valeur nominale et en valeur relative », souligne le rapport.

Ainsi dans le budget d’État 2024, l’exécution des recettes et des dépenses du budget général au 31 mars 2024 ressort nettement supérieure aux situations enregistrées pour la même période en 2022 et 2023. Toutefois, les dépenses d’investissement enregistrent un faible niveau d’exécution.

Ousmane BALLO

Source : Le Capital

Last Updated on 10/07/2024 by Ousmane BALLO

2 thoughts on “Situation budgétaire au premier trimestriel 2024 : un déficit de 153,998 milliards de FCFA

  1. A mon humble avis, le Ministre des Finances et de l’Économie tend vers ses limites. Il avait été choisi à ce poste en connaissance de cause des difficultés financières du Mali au moment de sa nomination et de celles du futur. Ses compétences en sont pour beaucoup. Ce n’est pas maintenant qu’il faut renouer avec des idées rétrogrades comme celles qui avaient cours quand les finances étaient mal gérées. Il doit avoir l’intelligence nécessaire pour pouvoir élargir l’assiette des recettes, en faisant, rapidement, s’il faut, appel aux mines, en tandem avec le Ministre du domaine. On a l’impression à présent que ses voyages en Russie n’ont donné aucun résultat sur le plan économique au point de vouloir s’accrocher aux institutions de BreetenWood dont les objectifs actuels sont de couler tous les principes adoptés par le Mali.

  2. A mon humble avis, le Ministre des Finances et de l’Économie tend vers ses limites. Il avait été choisi à ce poste en connaissance de cause des difficultés financières du Mali au moment et de celles du futur. Ses compétences en sont pour beaucoup. Ce n’est pas maintenant qu’il faut renouer avec des idées rétrogrades comme celles qui avaient cours quand les finances étaient mal gérées. Il doit avoir l’intelligence nécessaire pour pouvoir élargir l’assiette des recettes, en faisant, rapidement, s’il faut, appel aux mines, en tandem avec le Ministre du domaine. On a l’impression à présent que ses voyages en Russie n’ont donné aucun résultat sur le plan économique au point de vouloir s’accrocher aux institutions de BreetenWood dont les objectifs actuels sont de couler tous les principes adoptés par le Mali.

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