Au Mali, la Stratégie nationale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) 2023-2030 est déclinée en dix axes pour un montant global de plus de 215 milliards de francs CFA.
Lors de la rencontre de la rencontre de l’Œuvre malienne d’Aide à l’Enfance du Sahel (OMAES), les 05 au 06 juin 2024, Dr Mahamadou Samaké, sous-directeur nutrition a fait également une présentation sur la Stratégie nationale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE).
Par cette Stratégie, il s’agit d’augmenter : la proportion des nouveau-nés mis au sein dans l’heure qui suit l’accouchement de 74,7% à 95% ; le taux d’allaitement exclusif de 49,8% à 80% ; la proportion d’enfants de 6 à 8 mois recevant des aliments mous, semi-solides et/ou solides de 31,5% à 60%; la proportion des enfants de 6-23 mois bénéficiant d’un régime alimentaire diversifié de 21,3% à 40% ; et enfin le taux de pratique d’alimentation minimale acceptable chez les enfants âgés de 6 à 23 mois de 10,5% à au moins 25% en 2030.
Cette stratégie, si elle est complètement mise en œuvre, contribuera d’ici 2030 à la réduction au Mali : d’au moins 40% le retard de croissance chez les enfants de 0 – 59 mois ; de 9% (22% à 13%) la mortalité infanto-juvénile (101 à 90 pour 1000 naissances vivantes); et de 25% l’anémie chez les femmes enceintes et allaitant (63% à 38%).
Pour y arriver, la stratégie se décline en dix axes. Le premier consiste à renforcer le cadre politique et réglementaire en faveur de l’ANJE à travers les systèmes alimentaire, santé, protection sociale, eau hygiène, assainissement et éducation, d’ici fin 2030.
Le deuxième concerne le renforcement de la disponibilité, la qualité et l’utilisation des services de santé et de nutrition, pour les nourrissons et les jeunes enfants d’ici 2030.
Le troisième est le renforcement de la disponibilité, la qualité et l’utilisation des services de l’agriculture, protection sociale, eau hygiène assainissement et éducation pour les nourrissons et les jeunes enfants d’ici 2030,
Le quatrième permet d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité des aliments de complément de qualité (nutritifs, sains et sûrs).
Le cinquième renforce la qualité et la couverture des interventions communautaires de promotion des pratiques optimales d’ANJE d’ici 2030.
Le sixième axe vise l’amélioration des pratiques appropriées d’allaitement et d’alimentation de complément pendant les circonstances difficiles et spéciales (VIH, les bébés de faible poids de naissance, les enfants malades et les enfants souffrant de malnutrition et ménages très pauvres et dans les situations d’urgence) d’ici 2030.
Le septième concerne le renforcement de la communication pour le changement social et de comportement et le plaidoyer ciblé en vue de l’amélioration de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, y compris la bonne nutrition chez les femmes enceintes/allaitant et celles en âge de procréer.
Le huitième consiste à renforcer la recherche action sur l’ANJE d’ici 2030.
Le neuvième permet le renforcement de la coordination multisectorielle et des partenariats pour une mise en œuvre efficace des interventions en faveur de l’ANJE.
Et enfin le dixième axe concerne le renforcement du suivi et l’évaluation des indicateurs et interventions visant à améliorer les pratiques d’ANJE
L’ensemble de ces axes évalué à plus de 215 milliards de Francs CFA. Une importante somme à mobiliser par l’Etat et ses partenaires.
Amadou Kodio
Source : Ziré
