Mali : la ratification des Conventions 97 et 143 de l’OIT au centre d’une rencontre des syndicats

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 L’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et la Confédération syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), en partenariat avec Friedrich Ebert Stiftung (FES), ont co-organisé le 12 Mai 2024, un atelier de plaidoyer pour la ratification, par l’Etat malien, des Conventions 97 et 143 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) portant sur les travailleurs migrants. C’était au Centre Maeva, sis à l’ACI 2000.

Présidée par Mamadou Konta, secrétaire général du ministère du travail et de la Fonction Publique, cette rencontre entre dans la continuité des actions de soutien aux travailleurs migrants. Ainsi, l’UNTM et la CSTM portent la présente activité de plaidoyer pour la ratification des Conventions 97 et 143. Elle a pour objectif de Contribuer à la protection et à la promotion des droits des travailleurs migrants en vue de leur garantir les meilleurs instruments juridiques de protection de leurs droits humains et droits de travailleurs.

Selon le Secrétaire administratif de l’UNTM, M. Daouda Traoré, représentant des deux Secrétaires généraux empêchés, cet atelier de plaidoyer pour la ratification des conventions C97 et C143 est la suite de plusieurs activités et actions menées par l’UNTM et la CSTM, notamment : les études d’identification des travailleurs migrants et de leurs besoins susceptibles d’être couverts par les syndicats de travailleurs ; des ateliers et de conférences de sensibilisation et de mobilisation des travailleurs migrants et des organisations syndicales autour de la promotion et de la protection des droits des travailleurs.

« Faudra-t-il le rappeler, les organisations syndicales que nous représentons ici prônent la justice sociale tout en faisant la promotion des droits de tous les travailleurs nationaux et étrangers. Cependant, elles prêtent une attention particulière à la situation des travailleurs en situation vulnérable, une couche dans laquelle sont logés les travailleurs migrants exposés à d’énormes difficultés dans leur vie quotidienne autant sur le plan du travail que sur celui social », explique M. Traoré.

Le représentant du ministre, Mamadou Konta, pour sa part, a salué l’initiative. Il estime que depuis des décennies, la lutte pour le travail décent est demeurée au centre des préoccupations des gouvernants et des peuples africains vivant au sud du Sahara en raison du phénomène de migration qui en résulte avec des conséquences incalculables au niveau des couches juvéniles.

« Le Mali est à la fois, un pays de départ, de transit et d’accueil en matière de migration. Cela est due non seulement à la position géographique du pays faisant frontière avec sept (7) pays, mais aussi au fait qu’il est situé à cheval entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Il est opportun aussi de rappeler que notre pays a ratifié trente-quatre (34) conventions et deux (2) protocoles, au titre des normes internationales du travail adoptées par l’OIT. Cependant, deux (2) conventions principales de l’OIT sur les travailleurs migrants, à savoir, les Conventions n° 97 et n°143 ne sont pas, encore, ratifiées par notre pays », a-t-il précisé.

Selon M. Konta, malgré les avancées enregistrées par notre pays dans le domaine de la protection des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, il faut reconnaître qu’il reste des choses à améliorer et renforcer notamment en matière de collecte d’informations sur les travailleurs migrants ; de lutte contre les migrations clandestines et de l’emploi illégal de migrants.

Amadou Kodio/Afrikinfos-Mali

Last Updated on 13/06/2024 by Ousmane BALLO