Fuite d’audio impliquant Kémi Séba : des révélations qui relancent la controverse

à la une Accueil Actualités En afrique Flash infos Infos en continus Politique

L’affaire Kémi Séba connaît un nouveau rebondissement, à la faveur de la diffusion d’audios présumés compromettants impliquant l’activiste panafricaniste et l’artiste togolais Zaga Bambo. Ces révélations interviennent alors que Kémi Séba est toujours en détention en Afrique du Sud, où il a été arrêté le 13 avril 2026 pour séjour illégal.

Déjà visé par un mandat d’arrêt émis par le Bénin pour des accusations graves, notamment de soutien présumé à un coup d’État, d’apologie du terrorisme et de blanchiment d’argent, l’activiste a introduit une demande d’asile politique auprès des autorités sud-africaines. Sa comparution devant la justice, initialement prévue plus tôt, a été reportée au 29 avril 2026.

Alors que l’attention était jusqu’ici focalisée sur les poursuites judiciaires, la diffusion d’une conversation privée attribuée à Kémi Séba vient complexifier davantage le dossier. Selon plusieurs sources relayées sur les réseaux sociaux, ces échanges auraient eu lieu avec l’artiste activiste togolais Zaga Bambo.

Dans une vidéo publiée sur la plateforme X, ce dernier a livré des éléments qui soulèvent des interrogations sur la nature de sa relation avec Kémi Séba, mais aussi sur la cohérence du discours de l’activiste. « Kémi Séba m’a contacté parce que j’étais contre sa position. Il m’a appelé pour m’expliquer sa lutte. Je l’ai compris, mais moi je suis et resterai du côté du peuple », a-t-il déclaré.

L’une des principales zones d’ombre concerne les conditions dans lesquelles ces audios ont été obtenus puis rendus publics. L’activiste congolais Hervé Mahicka affirme que Zaga Bambo avait récemment évoqué la perte de son ordinateur à la suite d’un cambriolage, sans fournir davantage de détails sur les auteurs ou les circonstances.

Interrogé sur l’origine de la fuite, l’artiste togolais a répondu de manière énigmatique : « Allez demander aux services de renseignements du Togo, du Bénin… allez demander aux services de l’AES. » Une déclaration qui alimente les spéculations autour d’une possible implication d’acteurs étatiques ou de réseaux organisés.

Selon les contenus ayant fuité, Kémi Séba y exprimerait une certaine désillusion à l’égard des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES), remettant en question leur sincérité dans la lutte contre l’impérialisme. Les audios évoqueraient également des critiques à l’encontre de la Russie, accusée de racisme et d’opportunisme stratégique dans ses relations avec l’Afrique.

Plus encore, des allégations graves y seraient formulées, suggérant l’existence de manœuvres de déstabilisation entre États de la région, avec l’implication supposée de puissances extérieures. Des propos qui, s’ils étaient avérés, pourraient avoir des répercussions diplomatiques sensibles.

Entre procédure judiciaire internationale, bataille d’influence et guerre de communication, l’affaire Kémi Séba prend une dimension de plus en plus complexe. La diffusion de ces audios, dont l’authenticité n’a pas été officiellement confirmée, pourrait peser sur l’opinion publique et influencer la suite des événements.

Dans l’attente de la prochaine audience prévue le 29 avril, de nombreuses questions restent en suspens, tant sur le plan judiciaire que politique.

Amadou Kodio / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 22/04/2026 by Ousmane BALLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *