La France a décidé de durcir les conditions d’entrée sur son territoire pour plusieurs responsables algériens, en réponse au refus d’Alger de rapatrier 120 ressortissants en situation irrégulière.
La porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, a confirmé mercredi que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, prend des mesures ciblées contre des membres influents du régime algérien. En cause : le refus d’Alger de reprendre des ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), malgré des documents en règle.
Selon Le Figaro, 53 de ces personnes ont même été refoulées par l’Algérie après leur expulsion, puis renvoyées en France, exacerbant les tensions diplomatiques. Retailleau dénonce une « hypocrisie » d’Alger, accusée de délivrer des passeports tout en refusant les retours.
Paris a aussi exigé la libération de l’écrivain Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes, détenus arbitrairement selon des ONG. Cette position ferme constitue un tournant dans la relation franco-algérienne, jusqu’ici marquée par la prudence.
Les restrictions pourraient s’étendre à d’autres domaines sensibles : octroi de visas aux élites, coopération sécuritaire, accès à l’immobilier, ou encore activités consulaires. Le climat politique français pousse à une ligne plus ferme, alors que la question des OQTF devient un sujet central.
Alger n’a pour l’instant pas réagi à ces mesures. Mais ce bras de fer risque de creuser un peu plus le fossé entre les deux pays, sur fond de désaccords persistants en matière migratoire, mémorielle et régionale.
Source : apanews.net
Last Updated on 24/07/2025 by Ousmane BALLO

