Si l’éducation est le pilier central de toute nation, au Mali, l’enseignement privé laïc est confronté à de sérieux problèmes de payement des frais scolaires appelés coût de formation et des demi-bourses pour les fournitures par l’Etat. L’enseignement catholique connait aussi des difficultés de payement. Malgré les arrêts de travail qui se succèdent les uns après les autres pour pousser le gouvernement à agir, les dignes bougent difficilement.
Il est important de rappeler que pour des raisons de manque d’infrastructures, les plus hautes autorités à travers le Ministère de l’Education Nationale orientent des élèves admis au Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF) dans des écoles de l’enseignement privé laïc et catholique au frais de l’Etat. Nul n’a besoin d’être spécialiste des questions économiques et financières pour connaitre que notre pays est confronté à de sérieux problèmes de trésoreries. Ces derniers temps, nombreux sont ceux qui font des prestations pour l’Etat qui ne dorment plus que d’un œil. Ils n’arrivent pas à rentrer en possession de leurs dus. Au même moment, ceux-ci sont acculés par leurs personnels, les banques et autres. « Je n’arrive plus à regarder mes enseignants dans les yeux. Je dois à ceux-ci trois mois de salaire. Cela est indépendant de ma volonté. Dans la mesure où l’Etat ne nous paye pas, comment on va payer nos enseignants et autres. La situation est vraiment difficile. Je demande au Gouvernement de faire des efforts pour qu’on sorte de cette situation qui est vraiment difficile », nous a confié un promoteur d’école privée.
Des promoteurs d’écoles privées de l’enseignement privé laïc sont formels : « Dans notre secteur, c’est la catastrophe qui ne dit pas son nom. C’est avec amertume que nous vous informons que cela trois ans que nous ne fermons plus les yeux ». Les uns et les autres nous rapportent que leurs sous de l’année scolaire 2020-2023 ne sont pas intégralement payés. Ces promoteurs d’écoles privées qui ne savent plus à quel saint se vouer mentionnent qu’en ce qui concerne les frais de l’année scolaire 2023-2024, c’est le timide payement dans certaines académies. Ils disent que pour l’année scolaire 2024-2025, ils sont à zéro payement. Il nous revient que cette histoire se caractérise par trois années de calvaire pour environ 2.000 établissements privés du secondaire abritant environ 75% des effectifs du même ordre d’enseignement (enseignement secondaire général et enseignement technique et professionnel).
Il est important de préciser que les travailleurs de l’enseignement privé laïc sont estimés à plus de 15.000 permanents avec environ plus de 40.000 vacataires à vivre des moments insupportables. Cependant malgré ces énormes difficultés, ces établissements tentent de tenir la tête hors de l’eau, malgré la non-priorisation de cette question cruciale par les plus hautes autorités. Il nous revient que ce mal vivre n’épargne pas non plus l’enseignement privé catholique.
Au regard de tout ce qui précède, la question qui se pose est la suivante : A quand la fin du calvaire du fleuron de l’éducation qu’est l’enseignement privé laïc et catholique ?
Le CEN-SNESUP et le Gouvernement à couteaux tirés pour des questions de sous
Après tant d’autres arrêts de travail, le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CEN-SNESUP) a déposé un nouveau préavis de grève de 144 heures renouvelable sur la table du ministre du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social. A travers ce document, le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CEN-SNESUP) dirigé par le Secrétaire Général, Dr Alou Diarra précise ce qui suit : « Vu la Constitution ; Vu la Charte de la Transition ; Considérant la situation des camarades vacataires ; Considérant la réunion du CEN -SNESUP élargie aux secrétaires généraux du 18 mars 2025 ; décidons d’observer une grève de 144 heures (06 jours) automatiquement renouvelable, à compter du lundi 07 au samedi 12 Avril 2025, si le point de revendication suivant n’est pas satisfait : Le paiement immédiat des arriérés des frais d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens ».
Pour cette affaire de paiement immédiat des arriérés des frais d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens, cela fait plusieurs mois que le courant ne passe plus entre le Gouvernement et le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CEN-SNESUP).
Adama BERTHE
Source : La Rédaction du Mali
Last Updated on 01/04/2025 by Ousmane BALLO


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