Bamako : le Comité technique du PRUBA évalue les progrès et fixe les priorités pour le second semestre 2026

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Réuni le 29 juillet 2026 à Bamako, le Comité technique de suivi du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA) a dressé le bilan des activités réalisées au premier semestre 2026. Les membres ont salué les avancées enregistrées dans plusieurs composantes du projet tout en appelant à accélérer les travaux afin d’améliorer durablement les services d’assainissement, de gestion des déchets, d’accès à l’eau potable et de prévention des inondations dans le Grand Bamako.

Le Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA) poursuit sa mise en œuvre avec des résultats jugés encourageants, malgré plusieurs contraintes opérationnelles. C’est le principal enseignement de la cinquième session du Comité technique de suivi du projet (CTSP), tenue le mercredi 29 juillet 2026 sous la présidence de M. Amadou Maïga, Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population.

Cette première réunion de l’année 2026 a rassemblé les représentants des ministères sectoriels, des collectivités territoriales, des services techniques, des partenaires et des différentes structures impliquées dans la mise en œuvre du projet.

Financé par la Banque mondiale et porté par le Gouvernement du Mali, le PRUBA constitue l’un des principaux programmes d’investissement destinés à renforcer la résilience urbaine dans le District de Bamako et les communes du Grand Bamako.

Le projet intervient notamment dans les domaines de la gestion des déchets solides, de l’assainissement, de l’accès à l’eau potable et de la prévention des inondations, avec pour ambition d’améliorer durablement les conditions de vie des populations urbaines.

Dans son allocution d’ouverture, le président du Comité technique de suivi a rappelé le caractère stratégique de cette initiative et invité les participants à formuler des recommandations concrètes pour améliorer la performance du projet.

Présentant le rapport d’exécution du premier semestre 2026, le coordonnateur du PRUBA, Babadian Diakité, a indiqué qu’au 30 juin 2026, 42,1 % des activités programmées avaient été entièrement réalisées, tandis que 34,1 % étaient en cours d’exécution.

Sur le plan financier, le taux d’exécution s’établit à 36 %. Les progrès les plus significatifs concernent les infrastructures de gestion des déchets solides, les ouvrages d’eau potable et d’assainissement, les interventions d’urgence mises en œuvre dans le cadre du mécanisme CERC (Composante d’intervention d’urgence contingente), ainsi que les activités de communication et de mobilisation communautaire.

Des obstacles qui freinent l’exécution

Malgré ces résultats, plusieurs difficultés continuent d’impacter le rythme d’exécution du projet. Le rapport semestriel met notamment en évidence les lenteurs administratives dans les procédures de passation des marchés, les problèmes liés à la disponibilité du foncier, les occupations illicites de certains sites, les retards dans la livraison des équipements ainsi que les contraintes sécuritaires affectant plusieurs chantiers.

À ces difficultés s’ajoute un niveau de décaissement encore insuffisant pour certaines composantes du projet. Les débats ont permis aux membres du Comité de formuler plusieurs propositions visant à renforcer l’efficacité du PRUBA.

Les échanges ont porté sur l’amélioration de la gestion des déchets, la poursuite du curage des collecteurs et caniveaux, la mise en service des équipements déjà acquis, le déploiement de l’application numérique « Allô Vidange », le suivi des audits techniques, l’amélioration des indicateurs de performance, le renforcement des capacités des organisations partenaires ainsi que la mobilisation des communautés bénéficiaires.

Pour les six derniers mois de l’année 2026, le Comité a retenu plusieurs priorités stratégiques. Il s’agit notamment d’accélérer les travaux d’infrastructures en cours, de finaliser les contrats encore en attente, de poursuivre la construction du Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Noumoubougou, de renforcer les infrastructures d’eau potable et d’assainissement et de lancer de nouveaux investissements dans les quartiers ciblés.

Afin de soutenir cette dynamique, un plan de décaissement de 27,9 milliards de francs CFA est prévu au cours du second semestre. À l’issue de la session, le Comité technique de suivi a adopté plusieurs recommandations destinées à améliorer la gouvernance opérationnelle du projet.

Il a notamment proposé la création d’un comité restreint chargé d’examiner les difficultés rencontrées par la Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) dans la gestion des déchets et des équipements, ainsi qu’une réflexion sur la représentation de l’Agence de Développement Régional (ADR) au sein du Comité afin d’adapter le dispositif institutionnel.

En clôturant les travaux, Amadou Maïga a salué la qualité des échanges et l’engagement des différents acteurs. Il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à poursuivre leurs efforts afin d’accélérer l’exécution des activités prévues et d’atteindre les objectifs du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, au bénéfice des populations du District de Bamako et du Grand Bamako.

OB / Afrikinfos-Mali

Last Updated on 04/08/2026 by Ousmane BALLO

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